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Journée d’études – “Projet contre projet. Circulations, controverses et influences entre syndical et politique dans le débat éducatif français au XXe siècle”, Paris, 15 oct. 2026

46, avenue d’Ivry, Paris XIII (locaux du SNES)

Entrée libre sous réserve d’inscription (formation.syndicale [at] snes.edu).
Possibilité de suivre les échanges en visio.

  • 9h Accueil
  • 9h15 Présentation de la journée
  • 9h30 Projets éducatifs, identités professionnelles et transformation sociale
    • Frédéric Mole (Université Jean Monnet de Saint-Étienne, Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques). Quelle adaptation de l’enseignement aux besoins de la classe ouvrière ? Variations, divergences, controverses (début XXe siècle)
    • Siranouch Karibian (doctorante Université Bourgogne Europe, LIRS3), De “l’école de classe” à l’école républicaine. Les enseignants communistes sous le prisme des transformations de discours politiques et syndicaux dans l’entre-deux-guerres.
    • Hervé Le Fiblec (IRHSES), À la jonction du syndical et du politique Le projet d”école unique de la CGT dans l’entre-deux-guerres.
    • Patricia Legris (Université Rennes 2, Laboratoire TEMPORA), Défendre la spécificité de la maternelle et de ses professionnelles. Le cas de l’AGIEM France, années 1920-1970)
  • 12h Pause repas
  • 13h Réforme et démocratisation
    • Catherine Dorison (Université de Cergy Pontoise Laboratoire EMA), Filières et classes spéciales dans les collèges des années 1960 et 1970. Les ambiguïtés d’un apparent consensus
    • André D. Robert (‘Université Lyon II. Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques), Célébration” de la réforme” et effervescence programmatique en éducation (Années 1970 – 1980)
    • Clémence Cardon-Quint (Université de Montpellier Paul Valéry CRISES EA 4424), Demander des moyens ou défendre un projet ? Le budget de l’Éducation nationale saisi par les syndicats de la FEN de la signature du Programme Commun aux élections de 1986
  • 14h30 L’école vue de droite,
    • Jean-Étienne Dubois (Nantes Université, Centre Histoire Espaces et Cultures), La mobilisation des défenseurs de l’école libre dans le département de Loire-Atlantique contre le projet Savary 1983 – 1984
    • Guy Lapostolle (Université de Lorraine LISEC EA 2310), Les projets d’école des droites – Renaissance, Les Républicains, Rassemblement national

Colloque – “Gouverner l’éducation”, Université de Picardie – Jules Verne, 5-6 nov. 2026

Jeudi 5 novembre 2026

Invité d’honneur : Antoine Prost

    • 8h45 : Accueil

Présidence de séance : Sarah CROCHE (Caref, directrice de l’UFR SHSP)

    • 9h : Discours institutionnels : directeur du CAREF et HARTIS, UFR SHSP, INSPE d’Amiens et de Lille, présidence de l’UPJV, recteur.
    • 9h30-9h45 : Introduction générale : Bruno POUCET (Caref) présentation du projet
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Premier temps : l’organisation du ministère
Présidence de séance : Philippe NIVET (Chssc)

    • 9h45-10h15 : Ismaïl FERHAT (Cref, prix Robert Mallet) et Maryse CUVILLIER (Caref) – Le cortège des ministres : prosopographie
    • 10h15 : Félix BARANCY (Lisec)- Gouverner ou surveiller ? Intérieur et Instruction publique après l’autonomisation (1824-1848)
    • 10h 45 : Bernard LACHAISE (Cemmc)- Qui gouverne l’Éducation nationale d’une République à l’autre ? 1939-1948.
    • 11h15 : Patricia LEGRIS (Tempora, Chimen) – La courte existence du secrétariat d’État chargé de l’enseignement préscolaire (1973-1976)
    • 11h45 : échange et pause
    • 12h00 : première table ronde : deux anciens ministres (animation Claude LELIEVRE) : Gilles DE ROBIEN et Najat VALLAUD-BELKACEM
    • 13h : repas

L’organisation du ministère
Présidence de séance : Élise BOURGEOIS (conservatrice en chef du patrimoine, ancienne responsable de la mission des archives du ministère de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur)

    • 14h15 : Bénédicte GIRAULT (Héritages, Chimen)- La doublure du ministre au ministère : le directeur de cabinet (des années 1960 au début des années 2000)
    • 14h45 : Xavier PONS (Ecp) – Les cabinets ministériels de 1997 à nos jours : une approche sociologique
    • 15h15 : Yann FORESTIER (Caref) – Face à l’hostilité des enseignants : la communication ministérielle dépassée par les polémiques médiatiques (1981-2016).
    • 15h45 : échange et pause
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Deuxième temps : l’administration du ministère
Présidence de séance : Alain MAILLARD (Caref)

    • 16h : Solenn HUITRIC (Ecp, Chimen)- le travail des bureaux du ministère de l’Instruction publique (1830-1932)
    • 16h30 : Stéphanie DAUPHIN (Crehs)-Octave Gréard – Ferdinand Buisson, une solide collaboration au ministère de l’Instruction publique (1879-1896)
    • 17h : seconde table ronde – les directeurs du ministère : animateur : Stéphane LEMBRÉ (Hartis)- Bernard TOULEMONDE (Dagen, Desco, IG) ; Jean-Paul DELAHAYE (Desco, IG) ; Alain BOISSINOT (Desco, IG).
    • 18h : clôture
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Vendredi 6 novembre 2026
Deuxième temps : L’administration du ministère

Présidence de séance : Bernard TOULEMONDE (IG)

    • 8h45 : Bruno POUCET (Caref, co-fondateur du prix Robert Mallet) – L’administration de l’enseignement privé, 1824-2024
    • 9h15 : Julien CAHON (Caref, prix Robert Mallet)- Quelle administration ministérielle pour les constructions scolaires ? 1828-2019
    • 9h45 : Stéphane LEMBRÉ (Hartis) – La Direction de l’enseignement technique, une autonomie au défi des politiques scolaires au XXe siècle.
    • 10h15 : échange et pause
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Troisième temps : les structures de concertation, les acteurs et relais nationaux
Présidence de séance : Mélanie FABRE (Caref)

    • 10h30 : Yves VERNEUIL (Ecp, Chimen) – Entre autonomie universitaire et contre-pouvoir : le rôle du Conseil supérieur du début du XIXe siècle aux années 1960.
    • 11h : Youenn MICHEL (Cirnef)- La commission Knapp-Haby (1964-1965) et les commissions académiques des études régionales (1966-1976) : une tentative de discussion entre administration centrale et enseignants régionalistes
    • 11h30 : Akhésa MOUMMI (Caref)- Gouverner l’enseignement français à l’étranger à l’heure de la (re)fondation de l’AEFE (Liban, 1943-2025)
    • 12h : Échange et pause
    • 12h15 : troisième table ronde – les acteurs nationaux : animateur : Bernard NEMITZ (président honoraire de l’Université de Picardie Jules Verne, ancien conseiller technique du ministre Gilles de Robien) : Franck COLLARD (APHG) ; Denis PAGET (CEGT, CSE, SNES) ; Georges DUPONT-LAHITTE (FCPE) ; Jean-Luc VILLENEUVE (CSE, SGEN-CFDT).
    • 13h15 : repas
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Quatrième temps : les acteurs et relais académiques
Présidence de séance : Lucie MOUGENOT (Caref)

    • 14h30 : Jean-François CONDETTE (Hartis, Chimen) – Affirmer la présence de l’État enseignant et de ses prérogatives sur le terrain : création, missions et évolution des corps d’inspection de l’Instruction publique-Éducation nationale
    • 15h : Valentin DUCHEMIN (Grhapes)- Portée et limites de l’émergence de l’inspection spécialisée dans l’Éducation nationale (1959-1974)
    • 15h30 : André ROBERT (Ecp)- Les personnels de direction et la question de l’autonomie des collèges et des lycées. L’évolution de leurs positions au prisme de leur représentation syndicale (années 1970-années 2020)
    • 16h : Malorie FERRAND (Ler) – la mise en œuvre de la première carte scolaire dans l’académie de Grenoble
    • 16h30 : échange et pause
    • 17h : quatrième table ronde – les acteurs académiques : animateur Jean-Paul DELAHAYE (Caref) – Colette MICHAUX (proviseure, ancienne maire, ancienne vice-présidente du Conseil régional) ; Francis FOREAUX (IPR honoraire) ; Bernard BEIGNIER (ancien recteur d’Amiens, d’Aix-Marseille et de Paris, cofondateur du prix Robert Mallet) ; Paul PERSONNE (professeur honoraire de biologie, président honoraire de l’Université de Picardie Jules Verne).
    • 18h : Conclusion : Jean-François CONDETTE (Hartis, Chimen, prix Robert Mallet d’histoire de l’éducation)
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Modalités pratiques

  • Comité d’organisation : Bruno Poucet (Picardie Jules Verne, Caref), Julien Cahon (Picardie Jules Verne, Picardie Jules Verne, Caref), Jean-François Condette (Université de Lille, HARTIS), Maryse Cuvillier (Picardie Jules Verne, CAREF), Ismail Ferhat (Nanterre, CREF).
  • Comité scientifique : C. Cardon-Quint (Université Paul Valéry Montpellier, CRISES, IUF), N. Castagnez (Université d’Orléans, POLEN), S. Dauphin (Université de Lille, CREHS Université d’Artois), B. Girault (Cergy Paris Université, HERITAGES), P. Legris (Université Rennes-2, TEMPORA), C. Lelièvre (Université de Paris Cité), S. Lembré (Université de Lille, HARTIS), A. Prost (Université Paris I, CHS). Y. Verneuil (Université Lyon 2, ECP).
  • Secrétariat du colloque : Gaëlle Stéphan-Blanchard
  • Renseignements : bruno.poucet@u-picardie.fr ou julien.cahon@u-picardie.fr

Inscription gratuite mais obligatoire auprès de gaelle.stephan-blanchard@u-picardie.fr jusqu’au 1er octobre 2026. Un bulletin d’inscription vous sera adressé.

Conférence internationale – Lost in Translation. Langues et mobilités étudiantes : perspectives historiques (XIXe-XXIe siècle), Genève, 16-17 juin 2026 (en distanciel)

Sara Legrandjacques, Jules Siran, Annalise Walkama et Damiano Matasci communiquent le programme de la conférence « Lost in Translation. Langues et mobilités étudiantes : perspectives historiques (XIXe-XXIe siècle) ».

La conférence aura lieu les 16 et 17 juin prochains à l’Université de Genève. Le programme est disponible ci-dessous et en pièce jointe.

    • 16 juin 2026 : https://unige.zoom.us/j/63365544428?pwd=o1vZ81Om0z8WUHemRA1mNG9nno3Slm.1

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Colloque – “École, télévision et société (1965-1985). Les images télévisuelles de l’éducation”, 29 mai 2026, Université de Nantes

Ce colloque constitue une première restitution des travaux d’un groupe d’une dizaine de chercheuses et de chercheurs (historiens, sociologues, chercheurs en éducation) qui participent depuis deux ans à un séminaire de recherche dédié à l’étude des archives télévisuelles. L’analyse historique des représentations médiatiques est en effet un élément de l’étude des rapports de la société française à son système scolaire du milieu des années 1960 au milieu des années 1980. Chaque intervenant proposera une synthèse du travail d’analyse des émissions de télévision évoquant les principales thématiques en lien avec les débats éducatifs (l’essor de l’école maternelle, la pédagogie des classes de découvertes, l’évolution des rapports d’autorité au sein des familles, la création d’un collège pour tous). Chacun interrogera le discours télévisuel à l’aune de sa connaissance du sujet en valorisant les apports spécifiques de ces sources historiques. Les interventions intègreront une analyse en direct d’extraits d’émission qui seront projetés au public.

Le colloque est organisé en collaboration avec l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). Géraldine Poels, historienne spécialiste de l’histoire de la télévision des Trente Glorieuses et responsable de la valorisation scientifique des collections de l’INA, prononcera une conférence introductive tandis que les documentalistes de la Délégation INA de Rennes assureront la diffusion des extraits au public.

Le lien vers la page du colloque : https://js.univ-nantes.fr/jassiste-aux-colloques/js26cl15

 

Colloque international du centenaire du groupe Légaut, Valence, 10 et 11 septembre 2025

Valence, salle Maurice Pic, Hôtel du département, 26 avenue du Pt Herriot,

Dominique Lerch, docteur d’État en histoire, lerch.dominique [at] laposte.net, chercheur associé au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Université Paris-Saclay

Comité scientifique

  • Étienne Fouilloux (professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Lumière Lyon 2)
  • Charles Mercier (professeur d’histoire contemporaine, Université de Bordeaux)
  • Gilles Damamme (maître de conférences honoraire en mathématiques, Université de Caen)
  • Benoît Charenton (directeur des Archives départementales de la Drôme)
  • Dominique Lerch (chercheur associé au CHCSC)

Marcel Légaut (1900-1990), normalien (1919), agrégé et docteur en mathématiques, est préparateur à la Rue d’Ulm en 1923 et 1924, puis professeur aux universités de Nancy, Rennes et Lyon. À Normale Sup, il fédère certains membres du groupe Tala (ils « vont_à_la messe »), dont l’aumônier est le père Portal, dans un groupe particulier qui s’enracine avec, en plus, un essaimage, en 1925, à l’École Normale supérieure de Saint-Cloud, lieu de formation des cadres de l’enseignement primaire : directeurs et professeurs d’école normale, inspecteurs primaires. C’est à la rentrée scolaire de cette année-là que Légaut organise une méditation sur un évangile dans ce temple de l’enseignement laïc.

Installé avec son épouse, en 1940, dans un hameau du Diois, où il accueille, l’été, des membres de son groupe, il exerce pendant deux ans un double métier : paysan et professeur à la faculté des sciences de Lyon. Après avoir pris congé de l’Université en 1942, il peut se consacrer entièrement à sa réflexion sur la religion et à ses activités agricoles. En 1952, il acquiert, près de Die, l’ancienne abbaye cistercienne de Valcroissant, qu’il restaure, avec son épouse, tout pratiquant l’élevage. En 1967, il achète et restaure un autre bâtiment, toujours dans le Diois, à Mirmande, où il organise un centre de rencontre et de réflexion pour les membres d’un groupe original, dont l’un des « marqueurs » est… le silence en commun.

Ce berger, dans une vingtaine d’ouvrages, à travers des tournées de conférences et en animant les séjours de son groupe, a laissé une œuvre qui insiste sur le cheminement, l’importance et la dignité de la vie, et qui, dans une continuité des questions modernistes, s’interroge sur les formulations adoptées par l’Église catholique au cours du second XXe siècle. Plusieurs colloques lui ont déjà été consacrés.

L’Association culturelle Marcel Légaut (ACML, France) et l’Association Marcel Légaut (Espagne) soutiennent cette nouvelle rencontre internationale, la première qui s’intéresse également au groupe. Au cours de ce colloque, quinze interventions porteront sur le contexte de l’implantation drômoise du groupe et sur ses membres, sur ses liens avec l’un des plus grands mathématiciens du XXe siècle, Alexandre Grothendieck (1928-2014), ainsi que sur l’édition et la réception de l’œuvre de Marcel Légaut, hier et aujourd’hui. On peut donc souligner la diversité des champs historiographiques concernés : l’histoire de l’enseignement et des mathématiques, l’histoire religieuse et de l’Église catholique, notamment avec les conséquences de la crise moderniste, l’histoire régionale avec l’implantation drômoise. Le centenaire du groupe Légaut a également inspiré d’autres initiatives, puisque la numérisation des 19 volumes écrits par son fondateur devrait s’achever à la fin de cette année.

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Colloque – Les jardins d’enfants (XIXe-XXIe siècles), Collège Sévigné (Paris), 20-21 mars 2025

Le Collège Sévigné, dans le cadre de son partenariat de recherche avec le laboratoire TEMPORA de l’université Rennes 2, a la joie de vous annoncer la tenue d’un colloque dédié aux jardins d’enfants (XIXe-XXIe siècles) les 20 & 21 mars 2025.

Il abordera les jardins d’enfants sur le temps long d’un point de vue de son histoire matérielle et architecturale, de ses acteurs et actrices du quotidien, d’un point de vue français et international mais également à travers le regard d’autres professions voisines.

Le colloque sera accompagné d’une exposition centrée sur le jardin d’enfants du Collège Sévigné accompagné de points de comparaison et de repères temporels.

Matinée d’étude – Entre récurrences et résurgences : les évolutions de la formation des enseignant·es en France depuis l’après-guerre, ATHRE, 7 décembre 2024

Samedi 7 décembre 2025
Lieu : Amphithéâtre Lavoisier
Université Paris-Cité Campus Saint-Germain-des-Prés
45 rue des Saints Pères
75006 PARIS

De 1945 jusqu’à la réforme projetée actuellement pour ramener les concours au niveau bac +3, la formation des enseignant·es suscite en France des débats constants et passionnés, où le politique affleure souvent sous le pédagogique. Certes, « le travail de formation est par définition toujours à reprendre parce que les pratiques et les organisations scolaires évoluent, parce que les théories et les méthodes de sciences de l’éducation s’affinent » (Perrenoud, 1994) ; mais la formation des maîtres·ses se trouve aussi investie par le pouvoir politique d’un rôle de levier miraculeux pour dépasser les contradictions du système éducatif et transformer un·e novice en enseignant·e « compétent·e », capable tout à la fois d’intéresser et de faire réussir les élèves.

D’où d’incessantes critiques et réaménagements dans l’articulation délicate entre savoirs théoriques et pratique du terrain. « Le détour par l’Histoire est ici fort instructif pour montrer, dans la formation des enseignants (…) le poids des traditions, les difficultés de la novation mais aussi l’importance des décisions » (Condette, 2009). C’est en partant de la critique du modèle des écoles normales primaires, aujourd’hui mythifié dans la communication gouvernementale, que cette matinée d’étude abordera les trois principaux enjeux depuis l’après-guerre : le recrutement d’un flux constant de personnels qualifiés, l’unification de la formation des enseignant·es du premier et du second degré, et enfin l’adaptation aux nouvelles missions liées à la diversification des publics.

PROGRAMME

9H15 : Accueil du public

9H45 : Mot de bienvenue et présentation par Marie VERGNON (présidente de l’ATRHE)

10h-11h30 : Évolutions et problèmes récurrents dans les formations des enseignant·es depuis l’après Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 2000. Jean-François CONDETTE (PR Lille/IRHIS) ; Patricia LEGRIS (MCf Rennes-2 / TEMPORA) ; Stéphane LEMBRÉ (PR Lille / IRHIS)

11h45-13h : Bricolage, Inventivité, Mobilisation et Tensions autour de la formation depuis les années 2000. Dominique BRET (MCf honoraire Sorbonne Université) ; Marie-Albane de SUREMAIN (MCf Créteil, CESSMA) ; Mélanie FABRE (MCf Amiens, CAREF) ; Pierre VERSCHUEREN (MCf U. Franche Comté, Centre Lucien Febvre)

Journée d’étude – Mathématiques, enseignement et recherche dans le Nord et le Pas-de-Calais (XIXe -XXe siècles), Université d’Artois, 7-8 novembre 2024

Salle des thèses, Faculté Jean Perrin (Plan : https://www.univ-artois.fr/luniversite/venir-luniversite/site-universitaire-de-lens)

Argument. L’objectif de ce colloque est l’exploitation d’archives locales diversifiées pour répondre à des questions concernant la place des mathématiques – enseignement et recherche – dans le Nord et le Pas-de-Calais, et leur articulation avec la société, l’économie et l’industrie, aux XIXe et XXe siècles.

Ce colloque s’inscrit dans une historiographie récente qui discute la place et le rôle des mathématiques à une échelle locale, voire très locale – on pense à l’ouvrage Mathématiques et mathématiciens à Metz paru en 2018 sous la direction d’Olivier Bruneau et de Laurent Rollet ; on pense aussi aux travaux récents de Renaud d’Enfert et Virginie Fonteneau sur l’offre locale d’enseignement. Les récits globalisants, explicatifs des phénomènes de production et diffusion des mathématiques, bien que stimulants et dessinant des schémas généraux, ont tendance à masquer les singularités et les irrégularités de l’histoire ; ils échouent aussi dès qu’il s’agit d’ouvrir la boite noire des processus de fabrication et de circulation des mathématiques, souvent invisibles avec une focale trop grande.

À l’aide d’études de cas ayant pour cible des entreprises, des écoles normales, des institutions d’enseignement supérieur, des laboratoires, etc., ce colloque cherche à contribuer à l’historiographie des pôles mathématiques de province, tout en affinant une méthodologie propre à l’étude des sources locales. De fait, dans le Nord et le Pas de Calais, nombreuses et diverses sont les situations où les mathématiques croisent les histoires des institutions et des groupes sociaux.

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Journée d’étude – Enjeux de société : penser l’histoire de l’enfance et de la jeunesse – 100e anniversaire de la Déclaration des droits de l’enfant, Université de Genève, 6-7 novembre 2024

À la suite du premier conflit mondial et sur une inspiration de la britannique Eglantyne Jebb, l’Union internationale de Secours aux Enfants, basée à Genève, rédige une Déclaration des droits de l’enfant. Ce texte synthétique de cinq principes, qui formalise les besoins fondamentaux des enfants et les devoirs des adultes, est ensuite adopté en septembre 1924 par la Société des Nations. Cet « instant 1924 » est considéré aujourd’hui comme l’acte de naissance des droits de l’enfant, un paradigme qui sera ultérieurement retravaillé et mis à jour en 1959, sous une forme déclarative, puis en 1989, avec la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

En réalité la déclaration de 1924, pour cruciale qu’elle ait pu être dans la légitimation de ce nouveau paradigme, n’est nullement à l’origine des politiques de l’enfance et de la jeunesse. Celles-ci se sont élaborées déjà au fil du 19e siècle dans une diversité de territoires nationaux, permettant l’émergence puis la convergence des dispositifs en matière de protection, d’éducation, d’instruction et plus généralement de prise en charge des jeunes classes d’âge, au nom de leur spécificité ou de leur intérêt supérieur. Depuis les travaux pionniers de Philippe Ariès, l’approche historienne a permis d’éclairer de larges pans de ces politiques et de leurs métamorphoses successives.

On peut néanmoins se demander dans quelle mesure ce concept de droits de l’enfant, qui s’est imposé comme la référence de nos dispositifs de prise en charge depuis les années 1990, a permis l’émergence de questionnements inédits, ou a contribué à regarder autrement des phénomènes qu’on croyait bien connus.

Nos façons d’interroger, de problématiser et d’écrire l’histoire des enfants et des jeunes ont-elles été influencées par la sensibilité croissante de notre époque à l’égard des enfants en tant qu’acteur·ice·s potentiel·le·s de l’histoire ? Posons-nous un regard neuf sur ces politiques et sur ces enfants et si oui sur quels aspects développe-t-on aujourd’hui de nouvelles approches ou interprétations ? Si la prise en considération des enfants comme acteur·ice·s sociaux·ales permet d’espérer une recherche historienne plus clairement centrée sur leurs expériences et leur capacité d’agir, une telle latitude leur a-t-elle vraiment été conférée au cours de ce « siècle de l’enfant » que fut le 20e siècle?

À l’heure où on célébre le centenaire de la Déclaration de Genève, il paraît opportun de donner à voir des chantiers nouveaux de cette histoire de l’enfance et de la jeunesse. C’est l’objectif de cette journée d’étude : réunir chercheur.euse.s qui, par le caractère novateur de leurs approches ou travaux, sont en mesure d’alimenter nos connaissances en interrogeant les marges et angles morts de cette histoire.

Programme détaillé des interventions et descriptif : https://www.unige.ch/fapse/actualites/une/enjeux-de-societe-penser-lhistoire-de-lenfance-et-de-la-jeunesse/

Renseignements : Joelle.droux [at] unige.ch et Marie-Luce.Desgrandchamps [at] unige.ch

Séminaire – Géohistoire des IUFM de la région parisienne

Ci-dessous, le programme 2024-2025 du séminaire Géohistoire des IUFM de la région parisienne.

  • Mardi 14 janvier 2025- 9h30-12h30 : Sociologie des métiers de l’enseignement avec Frédéric Charles (Université Picardie-Jules Verne) et Marlène Cacouault (Université de Poitiers) : « La crise d’attractivité d’un métier “féminin” : le cas des professeur.es des écoles dans les années 2000 ».
  • Mardi 11 février 2025 – 9h30-12h30 : Socio-géographie scolaire et universitaire de la banlieue parisienne avec Leila Fouillou (Nanterre Université) : « Les inégalités de recrutement et les questionnements d’une lecture socio-géographique des inégalités étudiantes en région parisienne » et Lydie Heurdier (Université Paris 8) : « La prise en compte des ZEP ou autres labels des territoires classés dans les plan de formation des professeurs ».
  • Mardi 11 mars 2024 – 9h30-12h30 : L’architecture universitaire avec Eléonore Marantz (Université Paris I Panthéon Sorbonne – HiCSA) : « L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, entre héritage et création architecturale. Réflexions autour du développement d’un campus urbain ”disséminé” » et Gauthier Bolle (École nationale supérieure d’architecture de Strasbourg, ARCHE) : « L’extension du campus impérial de Strasbourg après 1945 : enjeux urbains et visions architecturales ».

Il prépare un colloque qui aura lieu du 14 au 16 mai 2025 : « Les IUFM (1989-2013). Vingt-quatre ans de redéfinition de la formation des professeurs de l’enseignement public en France»

https://crhec.u-pec.fr/actualites/actualites/ateliers-geohistoire-des-iufm-de-la-banlieue-parisienne-2024-2025

Séminaire – Recherches sur l’éducation en territoires africains

Séminaire de recherche sur l’éducation en territoires africains, organisé par l’Association des Enseignants Chercheurs en Sciences de l’Éducation (AECSE), mardi 1er octobre, de 10h à 13h, en visioconférence.

Le programme :

  • 10h-10h15 : Introduction par Laurent Gutierrez & Sarah Croché
  • 10h20-11h. “Se professionnaliser en collaborant dans l’enseignement primaire au Sénégal :
  • le cas des cellules d’animation pédagogique zonales à Dakar et en Casamance”, Cyrielle Le Her
  • 11h10-11h50. “Transfert d’un projet d’éducation à l’entrepreneuriat social et solidaire en Côte d’Ivoire :
  • une réflexion sur la place accordée au déjà-là”, Henaba Lois Silas Amangoua
  • 12h-12h40. “Construire une recherche historique sur l’éducation dans et hors l’école en Tanzanie”. Florence Wenzek
  • 12h40-13h. Conclusion par Sarah Croché & Laurent Gutierrez

Lien zoom : https://us02web.zoom.us/j/88416687752
ID de réunion: 884 1668 7752

JE – “Des doyens aux présidents. Les gouvernants d’universités en massifications (1956-1975)”, 5 sept. 2024, ENS Lyon

5 septembre 2024

ENS de Lyon – Bâtiment Buisson – salle D8 001

9h15 : Accueil café

9h45-10h : Ouverture par Etienne Bordes (Sciences-Po, CSO) et Pauline Collet (Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)

10h-10h30 : Introduction de la journée par Christophe Charle (Paris 1, IHMC)

10h30-12h30 : table-ronde Doyens, directeurs, présidents… : des acteurs réformateurs

  • Intervention 1 : À côté des facultés et des doyens, les instituts et leurs directeurs. Leur rôle dans la constitution des universités de Jean-Yves Mérindol (Université de Strasbourg)
  • Intervention 2 : Le testament de Zamansky : les doyens des facultés des sciences et la réforme de l’enseignement supérieur (1956-1968) de Pierre Verschueren (Université de Franche Comté, Centre Lucien Febvre)
  • Intervention 3 : Du recteur-président et des doyens de facultés aux présidents d’universités : un continuum d’acteurs et de pratiques plus qu’une rupture institutionnelle ? Le cas lillois (1960-1975) de Jean-François Condette (Université de Lille, IRHIS)

12h30-14h : Pause Déjeuner

14h-15h30 : table-ronde Accompagner le changement : regards sur des cas d’établissements

  • Intervention 1 : La mise en place de la présidence à l’Université de Besançon en 1971 de Michel Savaric(Université de Franche Comté, CRIT)
  • Intervention 2 : La ferveur sans fureur : de la faculté des sciences d’Orsay à l’université Paris-Sud d’Emilia Robin (Campus Condorcet, SIRICE)

15h30-16h : Conclusion de la journée par Emmanuelle Picard (ENS de Lyon, Triangle)

Inscriptions (avant le 3 septembre) et renseignements :

etienne.bordes [at] sciencespo.fr ou pauline.collet [at] univ-tlse2.fr

Journée d’études – “L’éducation et l’évaluation de ses performances”, 6 juin, Collège de France

La Chaire de sociologie du travail créateur de Pr. Pierre-Michel Menger du Collège de France organise un colloque le jeudi 6 juin intitulé

L’éducation et l’évaluation de ses performances

Le colloque aura lieu dans l’Amphithéâtre Marguerite de Navarre au Collège de France (1 square Marcelin Berthelot 75005 Paris) de 9h30 à 17h.

Vous trouverez le programme complet du colloque ici :

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/colloque/education-et-evaluation-de-ses-performances

Le colloque n’est pas accessible en visioconférence mais sera enregistré et chaque intervention sera accessible sous format vidéo.

Colloque international – “Enfants en décolonisation : migrations contraintes et construction individuelle 1945-1980”, ANR EN-MIG, 19-20 juin 2024, Angers

Mercredi 19 juin

9h30 Accueil

9h45 : Introduction par Yves Denéchère, coordinateur scientifique d’EN-MIG

10h00 1ère séance : Marges de manœuvre

  • Daouda Gary-Tounkara, chargé de recherche au CNRS en histoire (IMAF), membre d’EN-MIG : « Ni contrainte, ni trauma, expériences et récits de jeunes migrants de l’AOF arrivés en métropole »
  • Yves Denéchère, professeur d’histoire contemporaine (Université d’Angers-TEMOS), coordinateur d’EN-MIG : « Saisir l’agentivité des enfants eurasiens d’Indochine déplacés en France des années 1940 aux années 1970 »

11h45 pause

12h00 Parcours d’enfants eurasiens : présentation de story map réalisées par des étudiantes du master archives, encadrées par Bénédicte Grailles, maîtresse de conférences en archivistique (Université d’Angers-TEMOS)

12h30 pause méridienne

14h00 2eme séance : Acculturation et identités

  • Martino Oppizzi, docteur en histoire (Université Paris VIII), membre de l’École française de Rome : « Une jeunesse disputée : trajectoires migratoires d’enfants juifs italiens en Tunisie, entre guerre et décolonisation (1945-1967) ».
  • Josiane Toussé Djou, docteure en sciences politiques, enseignante-chercheure
(Université de Yaoundé II Soa, Cameroun) : « “Ni noirs”, “ni blancs” : stratégies d’acculturation et d’intégration socio-culturelle postcoloniale des enfants métis en France »

15h15 pause

15h30 3eme séance : Relations familiales

  • Gilbert Wate Sayem, docteur en histoire, chercheur à l’Université de Dschang (Cameroun) : « Les enfants en pays bamiléké (Ouest-Cameroun) pendant la Guerre de Libération Nationale du Cameroun : Rupture du lien familial, déplacements forcés, enrôlement dans les branches armées et difficile reconstitution de la cellule familiale post-guerre (1957-1971) ».
  • Raphaëlle Branche, professeure d’histoire contemporaine (Université Paris-Nanterre-ISP), responsable scientifique d’EN-MIG : « Ce que l’exil a fait aux enfants d’ex-harki : relations adelphiques et expériences contrastées des effets de la migration familiale »
  • Michèle Baussant, directrice de recherche CNRS en anthropologie (ISP, Nanterre), membre d’EN-MIG : « Exil et inversion des rôles familiaux : analyse comparée de trajectoires d’enfants européens d’Algérie et Juifs d’Égypte ».

17h15 fin de la première journée

Jeudi 20 juin

9h30 4eme séance : L’école, la formation

  • Christelle Gomis, docteure en histoire (Institut Universitaire Européen, Florence) : « Écrits d’enfants migrants comme agents de renouveau éducatif dans le Londres des années 1960-1970 »
  • Magali Bigaud, docteure en histoire contemporaine (Université Rennes 2) : « Trajectoires scolaires d’enfants métis “rapatriés” par la FOEFI, 1953-1970 : du cadre vers l’autonomie »
  • Zoé Poli, doctorante en histoire contemporaine (Université Lyon 2) : « Se déplacer pour se former ? Migrations d’adolescentes guadeloupéennes, martiniquaises et réunionnaises en France métropolitaine via le BUMIDOM (1974-1980) ».

11h15 pause

11h30 5ème séance Constructions subjectives par le déplacement

  • Alvine Henriette Assembe Ndi, Ph.D Département d’Histoire, Université de Douala (Cameroun) : « Des enfants “déplacés internes” ? À propos de la délocalisation de la Cité des métis de Yaoundé pour Ayos (Cameroun) en 1951 »
  • Violaine Tisseau, chargée de recherche au CNRS en histoire (IMAF), responsable scientifique d’EN-MIG : « Devenir Sakayen : quand la mobilité juvénile forge l’identité (Madagascar, 1952-1977 et au-delà) »

12h45 pause méridienne

14h00 6e séance : Mémoire, histoire, écritures

  • Gilles Gauvin, docteur en histoire, chargé de cours à l’Université de la Réunion et Philippe Vitale, professeur de sociologie (Aix-Marseille Université-LEST) : L’affaire de la transplantation desdits Réunionnais de la Creuse (1962-1984) : la dialectique des mémoires et de l’histoire »
  • Zoé Grumberg, docteure en histoire contemporaine, post-doctorante d’EN-MIG (Université d’Angers-TEMOS) : « Retour sur une expérience de recherche : atelier de recherche et expérience de co-écriture de l’histoire entre une historienne et des Eurasien·nes ».
  • Daniel Foliard, professeur d’histoire contemporaine (Université de Paris), membre d’EN-MIG : Les valeurs du visage : lire le portrait biométrique dans les laissez-passer des enfants eurasiens de la FOEFI »

15h30 Conclusions et perspectives de fin du programme EN-MIG

Fin du colloque à 16h00

Comité scientifique : Jennifer A. Boittin, Professor of French, Francophone Studies and History, Penn State University ; Amandine Lauro, chercheuse qualifiée du FNRS en histoire, Université Libre de Bruxelles ; David M. Pomfret, professor of History, University of Hong Kong ; Emmanuelle Saada, professor, departments of French and of History, Columbia University ; Raphaëlle Branche ; Yves Denéchère ; Daniel Foliard ; Zoé Grumberg ; Violaine Tisseau

Comité d’organisation : Blandine Blaiteau, Raphaëlle Branche, Yves Denéchère, Daniel Foliard, Bertrand François, Zoé Grumberg, Valérie Moh-Sia Koffi, Violaine Tisseau, Magali Vautelin

Journée d’étude – “Après 2015 : recompositions pédagogiques, éducatives et politiques d’une école éprouvée”, 7 juin 2024, INSPE Aix

https://www.iremam.cnrs.fr/fr/journee-detudes-de-laxe-transversal-education-de-liremam

Programme

9h00 – 9h15 : accueil et ouverture de la journée. Pascale Brandt-Pomarès, directrice de l’INSPÉ et Vincent Geisser, directeur de l’IREMAM

9h15 – 10h15 : présentation par Emmanuel Saint-Fuscien (EHESS, LIER-FYT) de son ouvrage L’école sous le feu, janvier et novembre 2015, discussion par Christine Mussard (INSPÉ-AMU, IREMAM)

10h15 – 10h30 : pause

10h30 – 11h30 : table ronde (enseignants et formateurs), « Les attentats de 2015, quels effets sur l’école ? »

11h30 – 12h30 : Benoît Falaize (IGESR histoire-géographie), « Quand le mort saisi le vif : ce que les attentats font à l’école »

12h30 – 14h00 : pause déjeuner

14h00 – 14h45 : Vanille Laborde (Université Lumière Lyon 2, Mesopolhis UMR 7064, Cresppa-CSU UMR 7217), « Brandir la laïcité comme instrument de réarmement moral de l’Éducation nationale post-2015 »

14h45 – 15h30 : Lamia Mellal (GERME, ULB, KU Leuven), « Élèves sous surveillance : les effets des politiques sécuritaires post-2015 sur le quotidien scolaire des lycéen.nes des quartiers nord de Marseille »
15h30 – 15h45 : pause

15h45 – 16h30 : Julien Garric (INSPÉ-AMU, IREMAM), « les attentats de 2015, révélateurs de mondes enseignants fracturés »

À retrouver sur le site de l’IREMAM

Colloque international – Innovation, réforme, expérimentation en éducation : perspectives historiques (XVIIe-XXIe siècles), 12-14 juin 2024

Programme avec résumés

https://histo-innovation.sciencesconf.org/resource/page/id/3

Dans le domaine de l’éducation, la référence à l’innovation n’est pas spécialement récente, et on trouve par exemple plusieurs occurrences du terme, ou de ses dérivés, dans le Dictionnaire de pédagogie et d’Instruction primaire dirigé par Ferdinand Buisson (1882-1887). Il n’avait cependant pas alors le statut de concept normatif qui tend à s’imposer aujourd’hui, notamment dans les organismes internationaux comme l’OCDE (CERI, 2021). À l’heure où l’innovation devient une panacée du système éducatif (Cros, 2013), la perspective historique permet d’aborder l’innovation d’un point de vue critique. Jusqu’où peut-on, sans anachronisme, penser comme des innovations les différentes transformations de l’école, ou, en général (y compris hors l’école) des normes éducatives qu’a connues le monde « moderne » depuis le XVIIe siècle (Grandière et Lahalle, 2004) ? Quels rapports la notion d’innovation entretient-elle avec d’autres qui peuvent lui paraître connexes ? Par exemple avec celle d’expérience ou d’expérimentation ? On songe notamment à « l’expérience » des classes nouvelles de 1945 à 1951, ou à l’expérimentation de collège d’enseignement secondaire (CES) sans filières, initiée à l’Institut pédagogique nationale (IPN) par Louis Legrand à partir de 1967. Ou encore avec celle de réforme, qu’il s’agisse de réformes de structure comme l’ordonnance Berthoin de 1959 prolongeant la scolarité obligatoire, ou de réformes visant la transformation des pratiques pédagogiques ? Les historiens se sont peu penchés sur les modes de circularité qui existe entre réformes et innovations (Cros, 1997). Tout changement éducatif, on le sait, ne peut nécessairement être considéré comme une réforme (Robert, 2007 ; Prost, 2013). Mais toute réforme est-elle innovation ? Et toute innovation est-elle réforme ? L’innovation ne peut-elle pas au contraire être comprise comme l’antonyme de la réforme, dans la mesure où elle renferme l’idée d’une alternative, pédagogique ou « technique », dégagée de tout horizon axiologique ou normatif (Lescouarch & Vergnon, 2018). Vouloir innover, n’est-ce pas conserver une organisation, un ordre, tout en cherchant précisément à l’améliorer ? L’innovation ne relève-t-elle que de l’ordre matériel des dispositifs pédagogiques, là où les réformes se caractérisent par la nouveauté des fins qu’elles poursuivent ? Dans ces conditions, n’est-il pas nécessaire de faire au moins l’effort de qualifier l’innovation, en distinguant par exemple l’innovation technique de l’innovation sociale (Cros, 1997) ? Est-elle fondamentalement différente lorsqu’elle émane du terrain, et peut-on qualifier ces démarches d’innovations même quand les praticiens redécouvrent des idées et des dispositifs anciens ? Ce rôle du terrain est-il accentué selon les pays en fonction du degré de décentralisation des politiques éducatives ? Peut-il alors y avoir des territoires rétifs ou favorables aux réformes et quelles échelles (locales, régionales, nationales ou internationales) peuvent être pertinentes pour appréhender les dynamiques de changement ? Par ailleurs, des concepts émergents, comme celui d’involution, viennent réinterroger la notion de changement en éducation, en suggérant l’éventualité d’une régression à un état antérieur, par exemple du fait des difficultés croissantes du métier enseignant ou d’une trop grande complexité de missions confiées à l’école. L’injonction à l’innovation, souvent paradoxale dans un cadre scolaire hyper-normé, ne dessine-t-elle pas alors une forme d’involution (Buttier & Collet, 2021) ? La question des rapports entre réforme, expérience et innovation invite également à considérer le rôle des acteurs, initiateurs ou récepteurs des transformations voulues ou subies, et des politiques nationales comme des ancrages locaux qui en facilitent l’adoption ou leur font obstacle. Seront attendues des propositions problématisant les catégories convoquées (Innovation, réforme, expérimentation) et n’étant pas simplement descriptives ou illustratives. Un intérêt particulier sera accordé aux propositions portant sur la période moderne. Trois axes sont proposés : Un axe pédagogique (axe 1). Seront explorées ici des transformations de contenus éducatifs ou de méthodes de transmission en les référant aux catégories de réforme, d’expérimentation ou d’innovation. Aussi bien des outils (comme le plan de travail) que des figures historiques (comme Jean-Baptiste de la Salle) ou des mouvements éducatifs (comme le scoutisme) pourront être examinés tant dans leurs intentions de changement que dans leur diffusion. Un axe politique (axe 2), analysant le jeu des forces et contre-forces à l’œuvre dans les processus éducatifs de transformations et les positions des différents acteurs (diversité des modèles éducatifs nationaux, résistance des pouvoirs publics face à des actions réformatrices engagées à la base, ou au contraire résistance du terrain vis-à-vis d’une volonté innovante impulsée « d’en haut », places respectives du national, du régional et du local…). Les propositions comparant des situations internationales trouveront leur place dans cet axe. Il pourra aussi inclure une interrogation critique, voire une déconstruction de l’innovation comme taxinomie de politique publique. Un axe centré sur la matérialité des dispositifs (axe 3) et de leurs différents ancrages territoriaux interrogera aussi bien les conditions « techniques » des processus d’innovation que les réseaux d’acteurs impliqués dans leur mise en œuvre (mouvements pédagogiques, équipes d’établissements, associations disciplinaires, associations de parents, collectivités locales…). Les modalités de diffusion du changement pourront également être abordées dans cet axe.

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Colloque – L’égalité des chances, les diversités, l’ouverture : un colloque inter-ENS

Plus d’infos : https://egalite2024ens.sciencesconf.org/?lang=fr

Mardi 11 juin 2024

  • 09:30 – 10:00 Accueil (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon)
  • 10:00 – 10:10 Ouverture du colloque par Olivier DUGRIP, recteur de la région académique Auvergne Rhône-Alpes, recteur de l’académie de Lyon (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon)
  • 10:10 – 10:20 Intervention de Martin Andler et François Louveaux pour les associations d’Élèves et Anciens Élèves des ENS / ou des ENS PSL, ENS Lyon Fontenay-aux-Roses et Saint Cloud (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon)
  • 10:20 – 10:30 Intervention des Présidents et Directeurs des ENS Lyon, Paris-Saclay, PSL et Rennes (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon)
  • 10:30 – 12:00 De quoi parle-t-on? Conférence inaugurale Pierre-Michel MENGER. L’inégalité scolaire des chances, repères historiques : Jean-Noël LUC (Sorbonne Université) (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Emmanuel BASSET (ENS-PSL)
  • 12:00 – 13:30 Déjeuner
  • 13:30 – 13:40 Présentation de l’après-midi par Pascal MOGNOL (ENS Rennes) (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon)
  • 13:40 – 15:00 Les mesures de compensation. Agnès VAN ZANTEN : les dispositifs d’ouverture sociale des grandes écoles en France, effets sur les bénéficiaires et effets sur le système éducatif. Discutant.e.s Hélène BUISSON-FENET (ENSL), Elise TENRET (IRISSO) & Frédéric LEBARON (ENS Paris-Saclay) (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Régis GUYON (ENSL/IFE)
  • 15:30 – 16:30 Ils et elles nous racontent… leurs parcours. Témoignages étudiants sur les origines socio-spatiales. Léo DELETTE (ENS de Lyon), Pierre TAFFOREAU (ENS Paris-Saclay), Antoine AZAM (ENS Paris-Saclay), Agathe BREDEL (ENS Ulm). (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Marie BRONNER (ENS de Lyon) & Eliot MOYNE (ENS de Lyon/émENSip’).
  • 16:30 – 17:30 Ils et elles nous racontent… leur entrée à l’ENS. Témoignages étudiants sur les différentes voies d’entrée. Léo MARIBE (ENS Paris-Saclay), Moïra ARNOUX (ENS de Lyon), Romane PEYRACHON (ENS Rennes). (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Marie BRONNER (ENS de Lyon) & Eliot MOYNE (ENS de Lyon/émENSip’).
  • 17:30 – 18:30 Présentation de l’enquête sur les conditions de vie étudiante des élu.e.s de l’ENS de Lyon. Julia MALLET (doctorante Lyon 2) et Anouk TAUSSAC (anciennes élues étudiantes). (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Marie BRONNER (ENS de Lyon) & Eliot MOYNE (ENS de Lyon/émENSip’).
  • 18:30 – 21:00 Cocktail dinatoire (bâtiment Buisson)

Mercredi 12 juin 2024

  • 09:00 – 10:30 Recherche 1 : structurations générales des inégalités de distribution. Julien GRENET (PSE) & Cédric HUGREE (CRESPPA) (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Estelle HERBAULT (ENSL)
  • 11:00 – 12:30 Table ronde : quel rôle pour l’amont des grandes écoles ? Jérôme TEILLARD (IGESR, Parcoursup, visio), Leila FROUILLOU (Université Paris-Nanterre), Coralie CHEVALLIER (PSL, visio), François BECKRICH (proviseur, Lycée du Parc Lyon) & Cécile STERIN (professeure, Lycée du Parc, Lyon) (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Olivier SIDOKPOHOU (IGESR)
  • 12:30 – 14:00 Déjeuner
  • 14:00 – 16:00 Ailleurs : USA/Canada/Royaume-Uni. Daniel SABBAGH (Sciences Po), Stéphane MOULIN (Université de Montréal) & Anna MOUNTFORD-ZIMDARS (Université d’Exeter, visio) (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Claire LAMBARD (ENS PARIS-SACLAY)
  • 16:15 – 18:30 D’autres grandes écoles, quels bilans? Anna LOEHR (INSA Lyon), Anne-Claire PACHE (ESSEC), Alice PAVIE (Sciences Po), Mathieu Rossignol-Brunet (Sciences Po) & Grégory VIAL (Centrale Lyon) (Amphithéâtre Charles Mérieux, ENS de Lyon) – Animation : Agnès BAUER (ENS Rennes)

Jeudi 13 juin 2024

  • 10:00 – 10:30 Recherche 2 : les travaux du groupe de travail inter-ENS (Emmanuelle PICARD, ENS de Lyon) (Amphithéâtre Jaurès, ENS-PSL)
  • 10:30 – 11:45 Table ronde : les acteurs des ENS. Actions institutionnelles. Anne PEYROCHE (ENS Paris-Saclay), Tiphaine DE GESINCOURT (ENS PSL), Agnès BAUER (ENS Rennes), Jean-Nicolas VOLFF (ENS de Lyon). (Amphithéâtre Jaurès, ENS-PSL) – Animation : Eliot Moyne (AEENS)
  • 11:45 – 13:00 Table ronde : les acteurs des ENS. Associations étudiantes. Guilaine DIVET pour émENSip’ (vice-présidente d’émENSip’, diplômée de l’ENS Ulm), Romane CARLIER pour ECLOR (présidente d’ECLOR, ENS Ulm), Louis CHANUT pour Solidarité Normalienne (responsable du FLE, ENS Paris-Saclay), Marwan AZIZI pour ENSeigner (ENS de Lyon), Lila COHADE en tant que responsable étudiante des cordées de la réussite (ENS Rennes). (Amphithéâtre Jaurès, ENS-PSL) – Animation : Jean-Nicolas VOLFF (ENS de Lyon).
  • 13:00 – 14:30 Déjeuner
  • 14:30 – 15:30 Grand témoin : François DUBET (EHESS, Université de Bordeaux II) (Amphithéâtre Jaurès, ENS-PSL)
  • 15:45 – 17:00 Conclusions : quelles pistes pour les présidences, quelles suites à ces travaux ? (Amphithéâtre Jaurès, ENS-PSL)

Colloque – “Enfants et alcools, images et imaginaires”, Musée national de l’Éducation, 14-15 mai 2024

Dans l’optique de la préparation d’une exposition programmée en 2025, cette rencontre scientifique, organisée par le Musée national de l’Éducation avec le Centre d’histoire du XIXe siècle (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), avec le soutien du projet RACin, abordera notamment la question de la représentation de l’alcool dans les médias et l’analysera au prisme de l’enfance, en donnant la parole à des acteurs de la prévention.

Découvrez la programmation complète en cliquant ici.

Centre de ressources du Musée national de l’Éducation (6 rue de Bihorel, 76000 Rouen)
Gratuit / Réservation obligatoire au 02 35 07 66 61 ou munae-reservation@reseau-canope.fr – Mardi 14 et mercredi 15 mai 2024 de 9h30 à 17h

9 h 45 – 10 h 15, Introduction

MARDI 14 MAI

  • Mots de bienvenue – Marie Brard (directrice du Munaé) et Sébastien Le Pajolec (maître de conférences au Centre d’histoire du XIXe siècle)
  • Présentation de la rencontre Laurent Trémel, Victoria Afanasyeva, Erwan Pointeau-Lagadec

10 h 15 – 12 h 15, « Médiations scientifiques et prévention »

  • Victoria Afanasyeva (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Laurent Trémel (Munaé, membre associé du CIRNEF), Kristell Gilbert (Munaé) – Le projet d’exposition du Munaé « École et alcool » (titre provisoire) ;
  • Morgane Marivoët et Kieran Sternieri (association L’Arbre des connaissances) ;
  • Mélody Mulot (association ESI 14) ; Matthieu Panel (association La Boussole).

14 h – 16 h, « Alcool, enfants, médias, 2de moitié du xxe siècle » (modération Laurent Trémel)

  • Sébastien Le Pajolec (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Les représentations audiovisuelles de l’alcool et de l’enfance, à travers « Les Actualités françaises » et des reportages des chaînes de télévision, années 1950-1990 ;
  • Erwan Pointeau-Lagadec (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Enfants, alcool et cinéma : les premiers résultats du projet RACin ;
  • Victoria Afanasyeva (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Démêler le vrai du faux, le bon du mauvais : les enfants face à l’alcool, années 1970-1980.

16 h 15 – 17 h, Communication de Michel Craplet (psychiatre et alcoologue) – L’ivresse de la Révolution

MERCREDI 15 MAI

9 h 30 – 11 h 30, « Éducation populaire et antialcoolique » (modération Victoria Afanasyeva)

  • Carole Christen (université Le Havre Normandie) – L’éducation populaire et la question sociale au xixe siècle ;
  • Nicolas Truffinet (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Des leçons, des concours, des fêtes et des films : la propagande contre l’alcool dans les écoles en France au début du xxe siècle ;
  • Audrey Bonvin (université de Fribourg/institut d’études politiques de Paris) – “Vive le lait et vive l’eau, nous sommes l’Espoir du Berceau !” Réseaux transnationaux de l’éducation antialcoolique infantile.

11 h 45 – 12 h 30, Visite du musée national de l’Éducation, exposition “Pasteur, un cas d’école ?” au centre d’exposition (185 rue Eau-de-Robec, Rouen). Sur réservation au 02 35 07 66 61 ou munae-reservation@reseau-canope.fr

14 h – 16 h, « Enfants-consommateurs » (modération Véronique Nahoum-Grappe)

  • Laurent Bihl (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – “Il aime à rire, il aime à boire” : les représentations du vin, de l’alcool et de l’alcoolisation dans la France de la Troisième République à travers l’image satirique ;
  • Stéphane Le Bras (université Clermont-Auvergne) – Les enfants et les vins en France. Premières victimes d’une culture toxique ? (France, fin xixe, mi-xxe siècle) ;
  • Mélissa Mialon et Hernando Salcedo (Inserm/EHESP) – Les enfants comme cible des lobbys de l’alcool.

16 h 15 – 17 h, Communication et propos conclusifs par Véronique Nahoum-Grappe (anthropologue)

JE – “Sciences / Lettres. Genèses et effets d’un clivage académique”, Université de Strasbourg, 6 juin 2024

8h45 – Accueil du public et des participant·e·s

9h – Présentation de la journée
Rémi SINTHON (LINCS) et Pierre VERSCHUEREN (Centre Lucien Febvre)

9h15-12h10 – Négociations académiques

  • Discussion : en attente
  • Boris NOGUES (LARHRA) – Le triomphe des belles lettres dans la faculté des arts de Paris du XVIe siècle : bataille culturelle et rivalités professionnelles au sein du groupe enseignant
  • Zoé PEUCH-LESTRADE (IHMC) – Pour une histoire matérielle et financière du clivage sciences/lettres au sein de la faculté de philosophie de l’université d’Athènes (années 1850-1904)
  • Étienne BORDES (CSO) – Défendre les chiffres et les lettres. Les syndicalistes de l’enseignement supérieur dans un monde en massification (1956-1976)
  • Mathieu ROSSIGNOL-BRUNET (LIEPP, CENTRE ÉMILE DURKHEIM) – Perspectives professionnelles des Sciences, intérêt intellectuel des Lettres : une opposition toujours pertinente pour caractériser l’orientation en licence ?

13h40-15h40 – Entre lettres et sciences

  • Discussion : Emmanuelle PICARD (TRIANGLE)
  • Félix BARANCY (IHRIM, CAREF) – La création de la classe de Philosophie (1809) : compromis entre sciences et lettres ou étape de leur dissociation ?
  • Rémi DESLYPER (ÉCP) – Ni scientifiques, ni littéraires ou mi scientifiques, mi littéraires ? Les réussites ordinaires des collégien·nes de milieux populaires
  • Victor COLLARD (CESSP) – Michel Serres, des sciences à la philosophie : la conversion d’un transfuge disciplinaire

15h55-17h15 – Genre, classe, lettres et sciences

  • Discussion : Stéphane BONNERY (CIRCEFT)
  • Marianne BLANCHARD (CERTOP) – Le sexe des sciences et l’origine sociale des lettres ? Une analyse des (dé)goûts disciplinaires des lycéen·nes
  • Clémence PERRONNET (CENTRE MAX WEBER) – Matheuses et lectrices. Intersections du genre et de la classe dans les usages sociaux des maths et de la lecture des adolescentes

17h30-18h30 – Conférence de clôture

Bernard LAHIRE (CENTRE MAX WEBER) – Les Sciences et les Lettres comme formes d’orientation dans le monde