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Colloque – Les jardins d’enfants (XIXe-XXIe siècles), Collège Sévigné (Paris), 20-21 mars 2025

Le Collège Sévigné, dans le cadre de son partenariat de recherche avec le laboratoire TEMPORA de l’université Rennes 2, a la joie de vous annoncer la tenue d’un colloque dédié aux jardins d’enfants (XIXe-XXIe siècles) les 20 & 21 mars 2025.

Il abordera les jardins d’enfants sur le temps long d’un point de vue de son histoire matérielle et architecturale, de ses acteurs et actrices du quotidien, d’un point de vue français et international mais également à travers le regard d’autres professions voisines.

Le colloque sera accompagné d’une exposition centrée sur le jardin d’enfants du Collège Sévigné accompagné de points de comparaison et de repères temporels.

Appel à contributions – revue Histoire de l’éducation

La revue Histoire de l’éducation accueille des propositions de varia, de dossier thématique et d’appel à contribution en vue de la constitution d’un dossier. Des présentations de corpus de sources, assortis de pistes d’exploitation, pourront trouver leur place dans la rubrique intitulée “Sources, ressources et analyses”

  • Les varia et les articles destinés à cette rubrique sont expertisés au fil de l’eau.
  • Les propositions de dossiers ou d’appels à contribution sont examinées, deux fois par an, par le comité scientifique de la revue. Ces propositions doivent être adressées par voie électronique à revue.histoire-education@ens-lyon.fr. La procédure à suivre est détaillée sur le site de la revue :https://journals.openedition.org/histoire-education/4319. Pour le prochain comité scientifique, les propositions doivent nous parvenir avant le 15 avril 2025. Les dossiers acceptés au printemps 2025 seront programmés pour les numéros à paraître en 2027 et 2028

Créée en 1978, Histoire de l’éducation est, dans son domaine, une revue ouverte à toutes les périodes chronologiques et à toutes les aires géographiques. Si, par son rattachement à l’École normale supérieure de Lyon, elle est une revue française d’histoire de l’éducation, elle entend ne pas être seulement une revue d’histoire de l’éducation en France. Les études consacrées à d’autres territoires y sont donc bienvenues et même souhaitées, en particulier si elles s’inscrivent dans une perspective comparatiste ou bien dans celle d’une histoire globale ou connectée. Principalement francophone, la revue publie également, dans le cadre de ses dossiers, des articles rédigés en anglais.

La revue promeut une histoire sociale de l’éducation, dans le sens où elle s’intéresse particulièrement aux interactions constantes entre l’éducation et la société, considérée dans ses dimensions politique, culturelle ou économique.  L’étude des doctrines pédagogiques intéresse la revue dans la mesure où celle-ci établit un lien avec les pratiques et leur transformation.

L’ensemble des travaux qu’elle publie est soumis à une expertise scientifique réalisée par les membres de sa rédaction en chef, de son comité scientifique, ainsi que par des experts extérieurs, selon les procédures scientifiques usuelles, comportant l’anonymat de l’auteur et des experts et la soumission de l’article à au moins deux experts.

La revue Histoire de l’éducation s’engage résolument dans la voie de la science ouverte et s’inscrit pleinement dans la démarche initiée de longue date par ENS Éditions au service d’un modèle de diffusion garantissant un accès libre à la littérature en sciences humaines et sociales. Ainsi, depuis le premier janvier 2021, la barrière mobile de la revue sur Cairn a été ramenée à 1 an (au lieu de 3). Au-delà de cette barrière, tous les numéros de la revue restent librement accessibles sur OpenEdition Journals et Persée. Ils sont également consultables sur Jstor grâce aux abonnements souscrits par les bibliothèques.

Matinée d’étude – Entre récurrences et résurgences : les évolutions de la formation des enseignant·es en France depuis l’après-guerre, ATHRE, 7 décembre 2024

Samedi 7 décembre 2025
Lieu : Amphithéâtre Lavoisier
Université Paris-Cité Campus Saint-Germain-des-Prés
45 rue des Saints Pères
75006 PARIS

De 1945 jusqu’à la réforme projetée actuellement pour ramener les concours au niveau bac +3, la formation des enseignant·es suscite en France des débats constants et passionnés, où le politique affleure souvent sous le pédagogique. Certes, « le travail de formation est par définition toujours à reprendre parce que les pratiques et les organisations scolaires évoluent, parce que les théories et les méthodes de sciences de l’éducation s’affinent » (Perrenoud, 1994) ; mais la formation des maîtres·ses se trouve aussi investie par le pouvoir politique d’un rôle de levier miraculeux pour dépasser les contradictions du système éducatif et transformer un·e novice en enseignant·e « compétent·e », capable tout à la fois d’intéresser et de faire réussir les élèves.

D’où d’incessantes critiques et réaménagements dans l’articulation délicate entre savoirs théoriques et pratique du terrain. « Le détour par l’Histoire est ici fort instructif pour montrer, dans la formation des enseignants (…) le poids des traditions, les difficultés de la novation mais aussi l’importance des décisions » (Condette, 2009). C’est en partant de la critique du modèle des écoles normales primaires, aujourd’hui mythifié dans la communication gouvernementale, que cette matinée d’étude abordera les trois principaux enjeux depuis l’après-guerre : le recrutement d’un flux constant de personnels qualifiés, l’unification de la formation des enseignant·es du premier et du second degré, et enfin l’adaptation aux nouvelles missions liées à la diversification des publics.

PROGRAMME

9H15 : Accueil du public

9H45 : Mot de bienvenue et présentation par Marie VERGNON (présidente de l’ATRHE)

10h-11h30 : Évolutions et problèmes récurrents dans les formations des enseignant·es depuis l’après Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 2000. Jean-François CONDETTE (PR Lille/IRHIS) ; Patricia LEGRIS (MCf Rennes-2 / TEMPORA) ; Stéphane LEMBRÉ (PR Lille / IRHIS)

11h45-13h : Bricolage, Inventivité, Mobilisation et Tensions autour de la formation depuis les années 2000. Dominique BRET (MCf honoraire Sorbonne Université) ; Marie-Albane de SUREMAIN (MCf Créteil, CESSMA) ; Mélanie FABRE (MCf Amiens, CAREF) ; Pierre VERSCHUEREN (MCf U. Franche Comté, Centre Lucien Febvre)

Soutenance d’HDR – Véronique Castagnet-Lars, “Institutions, acteurs, lieux de l’éducation (France, Ancien Régime)”, 2024.

Véronique Castagnet-Lars soutiendra bientôt son dossier d’habilitation à diriger les recherches intitulé « Institutions, acteurs, lieux de l’éducation (France, Ancien Régime) ».

La soutenance a lieu samedi 21 décembre, à l’ÉPHÉ, campus Condorcet (salle E50), à partir de 13h30.

Trois volumes composent ce travail.

  • Le premier intitulé « Retour aux sources » revient sur son itinéraire professionnel (200 p.)
  • Le deuxième intitulé « Pouvoir, religion, éducation », contient une sélection de ses productions scientifiques publiées depuis 2004 (480 p.)
  • Et enfin, le troisième volume est une recherche inédite : « Le savoir de l’Autre. La mise en inventaire des collèges de la Compagnie de Jésus dans l’assistance de France (années 1760-1770) » (663 pages).

Ce dossier a été préparé sous la direction d’Emmanuelle Chapron, Professeure des Universités, Aix Marseille Université & Directrice d’études à l’École Pratique des Hautes Études.

Le jury est composé de :

  • Isabelle Brian, Professeure des universités, Université de Lorraine.
  • Jean-François Condette, Professeur des universités, Université de Lille.
  • Olivier Christin, Professeur ordinaire, Université de Neuchâtel, Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études.
  • Pierre-Antoine Fabre, Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris.
  • Simona Negruzzo, Professeure des universités, Université de Pavie.
  • et Emmanuelle Chapron, garante.

Message de Véronique Castagnet-Lars : pour organiser au mieux votre accueil, je vous demande de bien vouloir m’écrire pour me dire si vous souhaitez assister à la soutenance, à Paris. Car un cocktail sera organisé à l’issue de la session. Une visioconférence est proposée à ceux d’entre vous qui êtes loin de la capitale. Je vous demande de bien vouloir vous inscrire par courriel pour que je puisse vous adresser le lien (veronique.castagnet-lars [at] univ-tlse2.fr).

History of Education in Africa – ISCHE Standing Working Group and online conference on December 9

Orlando Chemane (Mozambique), Pierre Guidi (France), Ellen Vea Rosnes (Norway) and Florence Wenzek (Université Paris Cité) have just established the Standing Working Group “Histories of Education in African Societies” within the International Standing Conference for the History of Education (ISCHE).

In line with the conferences we organized and the books we publish ed in the last years, we aim to strengthen an international network of scholars working on the history of education from the perspective of African educational actors. We want to seek new questions, re-examine commonly used sources and explore new ones. To do so, we believe that a strong network is needed and that ISCHE offers the relevant framework. You will find the presentation here: https://www.ische.org/about-ische/standing-working-groups/

The group will stand for five years and will carry on the following activities :

1) 4 online seminars per academic year. The first will be on Monday 9 December 2024, 4-pm-6 pm (French time)

2) panels at annual ISCHE conferences. The next will be on 8-11 July 2025 in Lille, France. The Call for Applications is open: https://www.ische.org/ische-conference/upcoming-conferences/ische-46-lille/

3) a special issue of Paedagogica Historica (and perhaps other publications)

To be informed of the activities we plan and to communicate together, please register on the following mailing list : https://listes.ird.fr/sympa/info/histories-education-african-societies (1) Follow the link; 2) click on “s’abonner” on the left ; 3) enter your e-mail address and name; 4) click on “je m’abonne à histories-education-african-societies”.)

Parution – Anne-Claire Husser, Philippe Marlin et Yves Verneuil (dir.), “Laïcité scolaire. La loi de 2004 vingt ans après”, PUL, 2024

https://pul.univ-lyon2.fr/product/show/9782729714611/laicite-scolaire

Fustigée par les uns, encensée par les autres, la loi du 15 mars 2004 encadrant le port de « signes ou de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse » dans les écoles publiques marque-t-elle l’avènement d’une « nouvelle laïcité » en France ?

Afin d’aborder cette question de manière dépassionnée, cet ouvrage inscrit la réflexion dans le temps long des spécificités du signe et du vêtement religieux et étudie, en partant des premières polémiques sur le « foulard » puis le « voile islamique » à l’école, le processus conduisant à l’adoption du texte législatif ainsi que les débats qui l’ont entouré.

Des analyses de l’esprit et de la lettre de la loi sont également exposées, parallèlement à une observation de ses effets concrets et de sa réception par les nombreux acteurs impliqués, dans le monde politique et syndical autant que dans le milieu éducatif public, mais également privé, sujet rarement traité.

Rassemblant les contributions de spécialistes issus de disciplines variées (histoire, droit, philosophie, sciences de l’éducation et science politique), ce livre offre ainsi une synthèse inédite vingt ans après la promulgation d’une loi qui a marqué l’histoire de la laïcité en France.

Soutenance de thèse – Emma Papadacci, “« La leçon qu’ils n’oublieront pas ? » Expériences scolaires dans les établissements du secondaire et du primaire supérieur au regard de la Grande Guerre (Angleterre, Pays de Galles – France, 1914-1940)”, 2024

Emma Papadacci soutiendra sa thèse pour le doctorat en histoire, initulée

« La leçon qu’ils n’oublieront pas ? » Expériences scolaires dans les établissements du secondaire et du primaire supérieur au regard de la Grande Guerre (Angleterre, Pays de Galles – France, 1914-1940)

Sous la direction de Guillaume Piketty (IEP de Paris) et d’Emmanuel Saint-Fuscien (EHESS, LIER-FYT).

Jury :

  • Christina de Bellaigue, Associate Professor of Modern History, Exeter College, The University of Oxford
  • Jean-François Condette, Professeur des universités, Université de Lille
  • Adrian Gregory, Associate Professor of Modern History, Pembroke College, The University of Oxford (rapporteur)
  • Laure Humbert, Senior Lecturer in Modern History, The University of Manchester
  • Manon Pignot, Maîtresse de conférences HDR en histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne (rapporteure)

La soutenance se tiendra le lundi 2 décembre 2024, à 14h30, dans les salons scientifiques, 1er étage, IEP de Paris, 1 place Saint-Thomas d’Aquin, Paris VIIe arrondissement.

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Étienne Bordes et Véra Léon lauréats du prix Robert-Mallet – Comité d’histoire du ministère de l’Éducation nationale

Photo : courtesy Joëlle Alazard, juin 2024.

Fondé en 2014, le prix Robert Mallet, décerné d’abord par l’Académie d’Amiens, est désormais géré par le Comité d’histoire du ministère de l’Éducation nationale. Ce prix veut favoriser « la recherche en histoire de l’éducation au sens large du terme : histoire de l’enseignement et histoire des politiques éducatives, mais également histoire de l’éducation familiale, permanente, informelle, avec éventuellement une dimension comparative ».

Le 12 juin 2024, Nicole Belloubet, ministre de l’Éducation nationale, a remis le prix Robert-Mallet à Étienne Bordes et Véra Léon pour leurs thèses de doctorat, en présence de Jean-François Chanet, président du comité d’histoire du ministère de l’Éducation nationale et d’Antoine Prost, président d’honneur du comité.

Étienne Bordes, La Conférence des présidents d’université. Une socio-histoire du gouvernement des universités 1971-2007, thèse pour le doctorat en histoire, IEP de Paris, 2021.

Véra Léon, On ne naît pas photographe, on le devient. Contribution à une histoire sociale et genrée des formations artistiques et techniques en France (1945-1982), thèse pour le doctorat en sciences de l’éducation, Université de Paris, 2020.

Parution – Yves Verneuil (dir.), “L’histoire de l’éducation : rôle, place et méthodes”, n° 64, revue Tréma, 2024

https://doi.org/10.4000/12hp4

  • Yves Verneuil, L’histoire de l’éducation : rôle, place et méthodes. Introduction
  • Antoine Prost et Yves Verneuil, L’influence de l’histoire de l’éducation sur les politiques éducatives. Entretien avec Antoine Prost
  • Jean-François Condette, Histoire de l’éducation et mouvements pédagogiques : des figures aux réseaux et aux modalités de diffusion (Des années 1960 à nos jours) / History of education and pedagogical movements: from major figures to networks and methods of dissemination (From the 1960s to the Present)
  • André D. Robert, L’« histoire de l’éducation » au prisme de la 70e section du CNU (2012-2015)
  • Renaud d’Enfert, L’histoire de l’éducation en France. Des dynamiques transdisciplinaires dans un champ de recherche éclaté
  • Xavier Riondet, Le spectre de l’histoire de la pédagogie en France
  • Solenn Huitric, Usages des données et sources numériques en histoire de l’éducation / Use of data and digital sources in the history of education
  • Antoine Savoye, Retour sur le parcours de recherche d’un outsider. Pour une socio-histoire institutionnelle de l’éducation
  • Frédéric Mole, Pour une approche épistémologique de l’histoire des controverses en éducation / Towards an epistemological approach to the history of educational controversies
  • Jean-Yves Seguy, Yves Verneuil et André D. Robert, Une entreprise originale : la mise en BD. Entretien avec Jean-Yves Seguy
  • Rita Hofstetter et Sylvain Wagnon, Dialogue et regards croisés sur l’histoire de l’éducation : un champ historique comme les autres ?

Parution – Bénédicte Girault, “Mémoires d’en haut. Les archives orales de l’Éducation nationale”, éditions de l’EHESS, 2024

http://editions.ehess.fr/ouvrages/ouvrage/memoires-den-haut/

La thèse de Bénédicte Girault est lauréate du prix Louis-Cros, décerné par l’Académie des sciences morales et politiques sur proposition du Comité universitaire d’information pédagogique.

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Emploi scientifique – Contrat doctoral fléché “enfance et jeunesse en Amérique latine”

Il s’agit d’un contrat doctoral financé par l’Université d’Angers et l’Université d’Evora sur la thématique suivante (sujet à définir plus précisément par les candidat.e.s) :

« L’enfance et la jeunesse en Amérique latine (XIXe – XXIe siècles) (histoire et sciences sociales) »

Voici le lien pour candidater (avant le 15 novembre) : https://theses.doctorat-bretagneloire.fr/stt/copy_of_campagne-2024

AàC – Colloque international “Les familles et le changement historique. Dynamiques relationelles et transformations sociales. Une perspective globale (XIIIe-XXe siècles)”, Facultad de Humanidades de Albacete, UCLM, 7-9 mai 2025

https://eventos.uclm.es/118494/detail/congreso-internacional-familias-y-cambio-historico-dinamicas-relacionales-y-transformaciones-social.html

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Parution – Pierre Verschueren, “Des savants aux chercheurs. Les sciences physiques comme métier (1945-1968), ENS éditions, 2024

https://catalogue-editions.ens-lyon.fr/fr/livre/?GCOI=29021100764240

Résumé

Entre 1944 et 1968, le nombre de doctorats ès sciences physiques soutenu en France est multiplié par 20 : la Seconde Guerre mondiale, et l’explosion d’Hiroshima, ayant révélé toute leur puissance, ces disciplines sont à l’avant-garde de la massification et de l’intensification de l’activité scientifique et de la formation à la recherche qui s’affirme des années 1940 aux années 1960. En faisant le choix d’une approche globale tenant ensemble la recherche et l’enseignement supérieur, cet ouvrage propose une socio-histoire de la révolution, silencieuse mais réussie, qui s’opère alors dans les pratiques professionnelles des physiciens et des chimistes, jusqu’à se généraliser à toutes les disciplines. Comment les femmes et les hommes de sciences, considérés et se considérant dans leur majorité comme des savants au sortir de la Seconde Guerre mondiale, changent-ils de métier et deviennent-ils progressivement, mais massivement, des chercheurs ? Comment les universités et les grandes écoles ont-elles affronté et rendu possible ce nouveau régime de production des faits scientifiques comme des élites scientifiques ?

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Exposition – “Enfants en guerre, guerre à l’enfance ? De 1914 à nos jours”, La Contemporaine (Nanterre), du 20 novembre 2024 au 15 mars 2025

L’entrée est libre et gratuite. 

Vous trouverez sous ce lien toutes les informations pratiques pour préparer votre visite, les dates et contacts pour les visites guidées, et les événements culturels organisés en marge de l’exposition : http://www.lacontemporaine.fr/action-culturelle/enfants-en-guerre-guerre-a-l-enfance-de-1914-a-nos-jours

https://anamosa.fr/livre/enfants-en-guerre-guerre-a-lenfance

Parallèlement, le catalogue éponyme paraît le 10 octobre aux éditions Anamosa : dirigé par Manon Pignot et Anne Tournieroux, vous y trouverez des contributions de Bruno Cabanes, Manon Crélot, Parand Danesh, Hélène Dumas, Lydia Hadj-Ahmed, Laura Hobson Faure, Allan Kaval, Célia Keren, Anouche Kunth, Anne Joly, Camille Lecuyer, Camille Mahé, Marie Rose Moro et Nicolas Patin. 

Journée d’étude – Mathématiques, enseignement et recherche dans le Nord et le Pas-de-Calais (XIXe -XXe siècles), Université d’Artois, 7-8 novembre 2024

Salle des thèses, Faculté Jean Perrin (Plan : https://www.univ-artois.fr/luniversite/venir-luniversite/site-universitaire-de-lens)

Argument. L’objectif de ce colloque est l’exploitation d’archives locales diversifiées pour répondre à des questions concernant la place des mathématiques – enseignement et recherche – dans le Nord et le Pas-de-Calais, et leur articulation avec la société, l’économie et l’industrie, aux XIXe et XXe siècles.

Ce colloque s’inscrit dans une historiographie récente qui discute la place et le rôle des mathématiques à une échelle locale, voire très locale – on pense à l’ouvrage Mathématiques et mathématiciens à Metz paru en 2018 sous la direction d’Olivier Bruneau et de Laurent Rollet ; on pense aussi aux travaux récents de Renaud d’Enfert et Virginie Fonteneau sur l’offre locale d’enseignement. Les récits globalisants, explicatifs des phénomènes de production et diffusion des mathématiques, bien que stimulants et dessinant des schémas généraux, ont tendance à masquer les singularités et les irrégularités de l’histoire ; ils échouent aussi dès qu’il s’agit d’ouvrir la boite noire des processus de fabrication et de circulation des mathématiques, souvent invisibles avec une focale trop grande.

À l’aide d’études de cas ayant pour cible des entreprises, des écoles normales, des institutions d’enseignement supérieur, des laboratoires, etc., ce colloque cherche à contribuer à l’historiographie des pôles mathématiques de province, tout en affinant une méthodologie propre à l’étude des sources locales. De fait, dans le Nord et le Pas de Calais, nombreuses et diverses sont les situations où les mathématiques croisent les histoires des institutions et des groupes sociaux.

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Parution – Camille Mahé, “La Seconde Guerre mondiale des enfants, Allemagne, France, Italie (1943-1949)”, PUF, 2024.

Pour Germaine M., née en 1937, les années 1939-1945 ont été ludiques, tandis que pour Karl-Hans W., jeune Allemand né en 1930, la période fut insouciante et heureuse. Si ces témoi­gnages surprennent – durant la Seconde Guerre mondiale, jamais les enfants européens n’avaient autant été la cible de violences de guerre et souffert de ses conséquences –, ils sont loin d’être des cas isolés. Comment l’expliquer ? Quelles furent les expériences des enfants et de quelle manière le conflit les a-t-il affectés ?

L’auteure propose de répondre à ces questions en donnant la parole à la fois aux enfants et aux adultes qui les encadrent, grâce à un corpus riche et varié (dessins, journaux intimes, sources ministérielles, etc.). Son étude compare trois pays du front occidental et se concentre sur la période de sortie de guerre, lorsque les armes se taisent mais que les traces du conflit sont encore visibles, que s’élabore un premier bilan et que les premières mesures sont prises pour « sauver l’enfance » des épreuves de la guerre. L’historienne dévoile ainsi non seulement de nombreuses expériences juvéniles inédites, mais aussi les facteurs qui ont contribué à l’élaboration de la figure contemporaine de l’enfance victime de guerre et dont la décennie 1940 constitue un moment clef.

Plus d’informations : https://www.puf.com/la-seconde-guerre-mondiale-des-enfants?v=25850

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Journée d’étude – Enjeux de société : penser l’histoire de l’enfance et de la jeunesse – 100e anniversaire de la Déclaration des droits de l’enfant, Université de Genève, 6-7 novembre 2024

À la suite du premier conflit mondial et sur une inspiration de la britannique Eglantyne Jebb, l’Union internationale de Secours aux Enfants, basée à Genève, rédige une Déclaration des droits de l’enfant. Ce texte synthétique de cinq principes, qui formalise les besoins fondamentaux des enfants et les devoirs des adultes, est ensuite adopté en septembre 1924 par la Société des Nations. Cet « instant 1924 » est considéré aujourd’hui comme l’acte de naissance des droits de l’enfant, un paradigme qui sera ultérieurement retravaillé et mis à jour en 1959, sous une forme déclarative, puis en 1989, avec la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

En réalité la déclaration de 1924, pour cruciale qu’elle ait pu être dans la légitimation de ce nouveau paradigme, n’est nullement à l’origine des politiques de l’enfance et de la jeunesse. Celles-ci se sont élaborées déjà au fil du 19e siècle dans une diversité de territoires nationaux, permettant l’émergence puis la convergence des dispositifs en matière de protection, d’éducation, d’instruction et plus généralement de prise en charge des jeunes classes d’âge, au nom de leur spécificité ou de leur intérêt supérieur. Depuis les travaux pionniers de Philippe Ariès, l’approche historienne a permis d’éclairer de larges pans de ces politiques et de leurs métamorphoses successives.

On peut néanmoins se demander dans quelle mesure ce concept de droits de l’enfant, qui s’est imposé comme la référence de nos dispositifs de prise en charge depuis les années 1990, a permis l’émergence de questionnements inédits, ou a contribué à regarder autrement des phénomènes qu’on croyait bien connus.

Nos façons d’interroger, de problématiser et d’écrire l’histoire des enfants et des jeunes ont-elles été influencées par la sensibilité croissante de notre époque à l’égard des enfants en tant qu’acteur·ice·s potentiel·le·s de l’histoire ? Posons-nous un regard neuf sur ces politiques et sur ces enfants et si oui sur quels aspects développe-t-on aujourd’hui de nouvelles approches ou interprétations ? Si la prise en considération des enfants comme acteur·ice·s sociaux·ales permet d’espérer une recherche historienne plus clairement centrée sur leurs expériences et leur capacité d’agir, une telle latitude leur a-t-elle vraiment été conférée au cours de ce « siècle de l’enfant » que fut le 20e siècle?

À l’heure où on célébre le centenaire de la Déclaration de Genève, il paraît opportun de donner à voir des chantiers nouveaux de cette histoire de l’enfance et de la jeunesse. C’est l’objectif de cette journée d’étude : réunir chercheur.euse.s qui, par le caractère novateur de leurs approches ou travaux, sont en mesure d’alimenter nos connaissances en interrogeant les marges et angles morts de cette histoire.

Programme détaillé des interventions et descriptif : https://www.unige.ch/fapse/actualites/une/enjeux-de-societe-penser-lhistoire-de-lenfance-et-de-la-jeunesse/

Renseignements : Joelle.droux [at] unige.ch et Marie-Luce.Desgrandchamps [at] unige.ch

AàC – ISCHE 46. Enseignants et enseignement. L’histoire en mouvement / Teacher and Teaching. History on the move, Lille, 2025

https://irhis.univ-lille.fr/recherche/programmes-en-cours/ische-46-lille

ISCHE 46 — Teachers and Teaching. History on the move

The ISCHE 46 wishes to look at the history of teachers and teaching, from the earliest times to the beginning of the 21st century, in all its diversity, from primary school teachers taking care of young children to teachers in higher education, from full professors with a diploma to part-time teachers and professionals who occasionally took on the role of trainer, from preceptors to teaching congregations, to families taking on the task of educating children and the various practices of self-teaching. As key players in the history of education, teachers are defined by UNESCO as all those responsible for educating pupils, all those who teach others. However, teaching has never been the exclusive preserve of professionals and/or people who devote themselves exclusively to this task.

ISCHE 46 — Enseignants et enseignement. L’histoire en mouvement

L’ISCHE 46 souhaite envisager l’histoire des enseignants et de l’enseignement, des temps les plus anciens jusqu’au début du 21e siècle, dans toute sa diversité, des instituteurs et institutrices accueillant les jeunes enfants aux enseignants du supérieur, des professeurs titulaires, pourvus d’un diplôme, aux enseignants vacataires et aux professionnels assumant ponctuellement des fonctions de formateur, des précepteurs aux congrégations enseignantes, jusqu’aux familles assumant l’intruction des enfants et aux diverses pratiques d’autodidaxie. Acteurs incontournables de l’histoire de l’éducation, enseignants et enseignantes sont d’abord définis par l’Unesco comme toutes les personnes qui ont la charge de l’éducation des élèves, toutes celles et tous ceux qui en instruisent d’autres. Pour autant, l’enseignement n’a jamais concerné uniquement des professionnels et/ou des personnes se conscrant exclusivement à cette tâche.

Parution – Sylvie Moret Petrini (dir.), “Se soustraire à l’empire des grands. Enfance, jeunesse et agentivité (1500-1850)”, n°161, Histoire de l’éducation, 2024

https://doi.org/10.4000/11wtv

Au cœur de la redécouverte d’individus privés de visibilité, le concept d’agentivité (agency) n’a encore été que rarement appliqué aux enfants et jeunes gens de l’époque moderne. Pourtant son potentiel herméneutique apparaît évident. De l’enfance à l’âge adulte, les individus sont engagés dans un processus de construction d’eux-mêmes dans lequel ils cherchent à affirmer leur individualité face aux adultes et au monde. En ouvrant la réflexion sur l’expérience enfantine et les pouvoirs d’action de la jeunesse (entre adaptation et résistance) en France et dans les pays voisins (Suisse, Allemagne), et ce sur un temps long (XVIe-milieu du XIXe siècle), et en travaillant sur un large panel de sources – des textes classiques de l’histoire de l’éducation aux écrits personnels de jeunesse – ce dossier entend mettre en lumière la façon dont les enfants ont agi au sein des structures sociales. Ce faisant, il s’attache à révéler enfants et jeunes gens comme des acteurs et actrices historiques à part entière.

Sous la direction de Sylvie Moret Petrini

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