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Colloque – “Gouverner l’éducation”, Université de Picardie – Jules Verne, 5-6 nov. 2026

Jeudi 5 novembre 2026

Invité d’honneur : Antoine Prost

    • 8h45 : Accueil

Présidence de séance : Sarah CROCHE (Caref, directrice de l’UFR SHSP)

    • 9h : Discours institutionnels : directeur du CAREF et HARTIS, UFR SHSP, INSPE d’Amiens et de Lille, présidence de l’UPJV, recteur.
    • 9h30-9h45 : Introduction générale : Bruno POUCET (Caref) présentation du projet
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Premier temps : l’organisation du ministère
Présidence de séance : Philippe NIVET (Chssc)

    • 9h45-10h15 : Ismaïl FERHAT (Cref, prix Robert Mallet) et Maryse CUVILLIER (Caref) – Le cortège des ministres : prosopographie
    • 10h15 : Félix BARANCY (Lisec)- Gouverner ou surveiller ? Intérieur et Instruction publique après l’autonomisation (1824-1848)
    • 10h 45 : Bernard LACHAISE (Cemmc)- Qui gouverne l’Éducation nationale d’une République à l’autre ? 1939-1948.
    • 11h15 : Patricia LEGRIS (Tempora, Chimen) – La courte existence du secrétariat d’État chargé de l’enseignement préscolaire (1973-1976)
    • 11h45 : échange et pause
    • 12h00 : première table ronde : deux anciens ministres (animation Claude LELIEVRE) : Gilles DE ROBIEN et Najat VALLAUD-BELKACEM
    • 13h : repas

L’organisation du ministère
Présidence de séance : Élise BOURGEOIS (conservatrice en chef du patrimoine, ancienne responsable de la mission des archives du ministère de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur)

    • 14h15 : Bénédicte GIRAULT (Héritages, Chimen)- La doublure du ministre au ministère : le directeur de cabinet (des années 1960 au début des années 2000)
    • 14h45 : Xavier PONS (Ecp) – Les cabinets ministériels de 1997 à nos jours : une approche sociologique
    • 15h15 : Yann FORESTIER (Caref) – Face à l’hostilité des enseignants : la communication ministérielle dépassée par les polémiques médiatiques (1981-2016).
    • 15h45 : échange et pause
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Deuxième temps : l’administration du ministère
Présidence de séance : Alain MAILLARD (Caref)

    • 16h : Solenn HUITRIC (Ecp, Chimen)- le travail des bureaux du ministère de l’Instruction publique (1830-1932)
    • 16h30 : Stéphanie DAUPHIN (Crehs)-Octave Gréard – Ferdinand Buisson, une solide collaboration au ministère de l’Instruction publique (1879-1896)
    • 17h : seconde table ronde – les directeurs du ministère : animateur : Stéphane LEMBRÉ (Hartis)- Bernard TOULEMONDE (Dagen, Desco, IG) ; Jean-Paul DELAHAYE (Desco, IG) ; Alain BOISSINOT (Desco, IG).
    • 18h : clôture
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Vendredi 6 novembre 2026
Deuxième temps : L’administration du ministère

Présidence de séance : Bernard TOULEMONDE (IG)

    • 8h45 : Bruno POUCET (Caref, co-fondateur du prix Robert Mallet) – L’administration de l’enseignement privé, 1824-2024
    • 9h15 : Julien CAHON (Caref, prix Robert Mallet)- Quelle administration ministérielle pour les constructions scolaires ? 1828-2019
    • 9h45 : Stéphane LEMBRÉ (Hartis) – La Direction de l’enseignement technique, une autonomie au défi des politiques scolaires au XXe siècle.
    • 10h15 : échange et pause
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Troisième temps : les structures de concertation, les acteurs et relais nationaux
Présidence de séance : Mélanie FABRE (Caref)

    • 10h30 : Yves VERNEUIL (Ecp, Chimen) – Entre autonomie universitaire et contre-pouvoir : le rôle du Conseil supérieur du début du XIXe siècle aux années 1960.
    • 11h : Youenn MICHEL (Cirnef)- La commission Knapp-Haby (1964-1965) et les commissions académiques des études régionales (1966-1976) : une tentative de discussion entre administration centrale et enseignants régionalistes
    • 11h30 : Akhésa MOUMMI (Caref)- Gouverner l’enseignement français à l’étranger à l’heure de la (re)fondation de l’AEFE (Liban, 1943-2025)
    • 12h : Échange et pause
    • 12h15 : troisième table ronde – les acteurs nationaux : animateur : Bernard NEMITZ (président honoraire de l’Université de Picardie Jules Verne, ancien conseiller technique du ministre Gilles de Robien) : Franck COLLARD (APHG) ; Denis PAGET (CEGT, CSE, SNES) ; Georges DUPONT-LAHITTE (FCPE) ; Jean-Luc VILLENEUVE (CSE, SGEN-CFDT).
    • 13h15 : repas
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Quatrième temps : les acteurs et relais académiques
Présidence de séance : Lucie MOUGENOT (Caref)

    • 14h30 : Jean-François CONDETTE (Hartis, Chimen) – Affirmer la présence de l’État enseignant et de ses prérogatives sur le terrain : création, missions et évolution des corps d’inspection de l’Instruction publique-Éducation nationale
    • 15h : Valentin DUCHEMIN (Grhapes)- Portée et limites de l’émergence de l’inspection spécialisée dans l’Éducation nationale (1959-1974)
    • 15h30 : André ROBERT (Ecp)- Les personnels de direction et la question de l’autonomie des collèges et des lycées. L’évolution de leurs positions au prisme de leur représentation syndicale (années 1970-années 2020)
    • 16h : Malorie FERRAND (Ler) – la mise en œuvre de la première carte scolaire dans l’académie de Grenoble
    • 16h30 : échange et pause
    • 17h : quatrième table ronde – les acteurs académiques : animateur Jean-Paul DELAHAYE (Caref) – Colette MICHAUX (proviseure, ancienne maire, ancienne vice-présidente du Conseil régional) ; Francis FOREAUX (IPR honoraire) ; Bernard BEIGNIER (ancien recteur d’Amiens, d’Aix-Marseille et de Paris, cofondateur du prix Robert Mallet) ; Paul PERSONNE (professeur honoraire de biologie, président honoraire de l’Université de Picardie Jules Verne).
    • 18h : Conclusion : Jean-François CONDETTE (Hartis, Chimen, prix Robert Mallet d’histoire de l’éducation)
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Modalités pratiques

  • Comité d’organisation : Bruno Poucet (Picardie Jules Verne, Caref), Julien Cahon (Picardie Jules Verne, Picardie Jules Verne, Caref), Jean-François Condette (Université de Lille, HARTIS), Maryse Cuvillier (Picardie Jules Verne, CAREF), Ismail Ferhat (Nanterre, CREF).
  • Comité scientifique : C. Cardon-Quint (Université Paul Valéry Montpellier, CRISES, IUF), N. Castagnez (Université d’Orléans, POLEN), S. Dauphin (Université de Lille, CREHS Université d’Artois), B. Girault (Cergy Paris Université, HERITAGES), P. Legris (Université Rennes-2, TEMPORA), C. Lelièvre (Université de Paris Cité), S. Lembré (Université de Lille, HARTIS), A. Prost (Université Paris I, CHS). Y. Verneuil (Université Lyon 2, ECP).
  • Secrétariat du colloque : Gaëlle Stéphan-Blanchard
  • Renseignements : bruno.poucet@u-picardie.fr ou julien.cahon@u-picardie.fr

Inscription gratuite mais obligatoire auprès de gaelle.stephan-blanchard@u-picardie.fr jusqu’au 1er octobre 2026. Un bulletin d’inscription vous sera adressé.

Conférence internationale – Lost in Translation. Langues et mobilités étudiantes : perspectives historiques (XIXe-XXIe siècle), Genève, 16-17 juin 2026 (en distanciel)

Sara Legrandjacques, Jules Siran, Annalise Walkama et Damiano Matasci communiquent le programme de la conférence « Lost in Translation. Langues et mobilités étudiantes : perspectives historiques (XIXe-XXIe siècle) ».

La conférence aura lieu les 16 et 17 juin prochains à l’Université de Genève. Le programme est disponible ci-dessous et en pièce jointe.

    • 16 juin 2026 : https://unige.zoom.us/j/63365544428?pwd=o1vZ81Om0z8WUHemRA1mNG9nno3Slm.1

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Parution – Jean-Noël Luc, Jean-François Condette et Yves Verneuil, “Histoire de l’enseignement en France (XIXe-XXIe siècles)”, Armand Colin, 2e édition, 2026

Au début du XIXe siècle, une minorité d’enfants, surtout masculine, fréquente une école élémentaire, tandis que l’enseignement secondaire accueille environ 2 % d’une génération. Deux siècles plus tard, l’instruction est obligatoire, pour les deux sexes, de 3 à 16 ans, et la plupart des bacheliers (80 % de leur génération) suivent des études supérieures. Cette aventure collective est l’œuvre d’acteurs multiples, publics et privés, nationaux et locaux. Analyser ses objectifs, ses modalités et ses résultats offre un observatoire privilégié sur les politiques éducatives, ainsi que sur la société, ses valeurs, ses dynamiques et ses blocages.

Cet ouvrage s’appuie sur des travaux récents en histoire de l’éducation Il propose une approche chronologique et thématique des filières et des degrés d’enseignement, qui souligne les ruptures et les continuités. Il analyse la vie quotidienne au sein des établissements, les aléas de l’innovation pédagogique, la question du genre, l’épreuve des guerres mondiales et les spécificités de la scolarisation dans un contexte colonial. Il expose les débats récurrents, souvent vifs, autour de l’École de masse, dont les insuffisances ne sauraient masquer les réalisations. Il évoque les variations répétées des politiques éducatives, les défis de l’hétérogénéité des classes, des atteintes à la laïcité ou de l’intelligence artificielle, ainsi que le malaise d’un nombre croissant d’enseignantes et d’enseignants.

Alors que la question de l’enseignement reste plus que jamais discutée, ce panorama sur l’institution scolaire, de la Révolution à nos jours, sera utile à l’ensemble de ses acteurs, aux étudiants et aux chercheurs.

Plus d’informations : https://www.dunod.com/histoire-geographie-et-sciences-politiques/histoire-enseignement-en-france-xixe-xxie-siecle-0

Parution – Bénédicte Girault (dir.), “Collecter, archiver, exploiter des sources orales en histoire de l’éducation”, n° 164, Histoire de l’éducation, 2025

Collecting, Archiving, and Reusing Oral Sources in the History of Education

https://shs.cairn.info/revue-histoire-de-l-education-2025-2?lang=fr:

Coordonné par Bénédicte Girault

Ce dossier explore l’usage des archives orales en histoire de l’éducation, en revenant sur l’exploitation de fonds institutionnels et les pratiques de recherche. Il aborde les enjeux méthodologiques, juridiques et éthiques liés à la collecte et à la valorisation de ces sources orales.

This issue explores the use of oral archives in the history of education, revisiting the exploitation of institutional collections and research practices. It addresses methodological, legal, and ethical challenges related to the collection and valorisation of these oral resources.

Le recours à l’entretien et la constitution de sources orales sont devenus aujourd’hui des pratiques courantes chez les chercheurs et chercheuses en histoire de l’éducation. Ces derniers puisent aussi fréquemment dans les ressources constituées par le programme d’archives orales du Service d’histoire de l’éducation, financé par l’Institut national de recherche pédagogique dans les années 1990, dans un contexte propice aux grandes enquêtes collectives et aux collectes institutionnelles patrimoniales. Après l’âge d’or de la collecte vient aujourd’hui le temps de l’exploitation et de l’analyse secondaire de ces archives par les chercheurs qui ne les ont pas produites. En revenant sur l’histoire de ce fonds et de ses usages, le dossier rend compte de l’actualité de ces questions en confrontant la diversité des pratiques et des regards disciplinaires et archivistiques. Né d’une réflexion collective sur la place des entretiens dans l’écriture de l’histoire et la recherche en éducation, il vise aussi à accompagner les pratiques d’archivage dans le cadre d’enquêtes individuelles ou collectives. En abordant les enjeux méthodologiques, juridiques et éthiques liés à la patrimonialisation des sources orales, il invite la communauté des chercheurs à penser un pôle d’archives ouvert et partagé autour de l’histoire de l’éducation.

The use of interviews and the creation of oral resources have become standard practices among historians of education. They also frequently draw on the resources created by the oral archives programme of the Service d’histoire de l’éducation, funded by the Institut national de recherche pédagogique in the 1990s, in a context conducive to large-scale collective surveys and institutional heritage collections. After the golden age of collecting, the time has now come for these archives to be exploited and analysed on a secondary basis by researchers who did not produce them. By revisiting the history of this collection and its uses, this dossier explores the relevance of these questions today and confronts the diversity of research practices and disciplinary as well as archival perspectives. Born of a collective reflection on the role of interviews in historical writing and educational research, it also seeks to support archiving practices within individual and collective research projects. By addressing the methodological, legal, and ethical issues related to the patrimonialization of oral sources, this issue invites the scholarly community to envision an open and shared archival hub dedicated to the history of education.

Dossier

  • Bénédicte Girault
    Archives orales et histoire de l’éducation
    Oral Sources and the History of Education
  • Florence Descamps
    Créer une nouvelle source pour l’historien du futur. Les archives orales du Service d’histoire de l’éducation, XXe-xXIe siècles
    Creating New Resource for Future Historians. The Oral Archives of the History of Education Department: 20th-21th centuries
  • Xavier Pons
    Enquêter sur les inspecteurs généraux à partir d’archives orales : analyse secondaire d’une recherche sociologique
    Investigating General Inspectors of Education through Oral Archives: A Secondary Analysis of a Sociological Research
  • Étienne Bordes
    Le doctorant et les présidents : faire une histoire orale de la Conférence des présidents d’université (1971-2007)
    Making an Oral History of the Conférence des présidents d’université (1971-2007)
  • Bénédicte Girault
    L’ENA à la conquête de la rue de Grenelle. La mémoire du secrétaire général Pierre Laurent dans les archives orales du Service d’histoire de l’éducation
    The ENA’s Conquest of the Rue de Grenelle. The Memory of General Secretary Pierre Laurent in the Oral Archives of the Service d’histoire de l’éducation

Sources, ressources et analyses

  • Denise Barriolade
    Une collecte de témoignages auprès de fonctionnaires atypiques : les personnels techniques et pédagogiques de jeunesse et d’éducation populaire
    A Collection of Testimonials with Atypical Civil Servants: The Technical and Educational Staff of Youth, and Popular Education
  • Cécile Fabris et Martine Sin Blima-Barru
    Agir dès la collecte pour garantir l’accès aux sources orales : l’approche des Archives nationales
    Taking Action at the Collection Stage to Ensure Access to Oral Sources: How the French National Archives Proceeds

Varia

  • Simon Catros
    Enseigner le « sentiment religieux » et les « devoirs envers Dieu ». Institutrices et instituteurs face aux prescriptions du programme de morale (1882-1923)
    Teaching ‘Religious Sentiment’ and ‘Duties to God’. The Position of Primary School Teachers with Respect to the Dictates of the Morality Program (1882-1923)
  • Emma Papadacci
    Une communauté scolaire transnationale façonnée par le deuil de masse ? Le jumelage entre l’Elliott Central School de Londres et l’école J.-B. Say à Paris (1913-1930)
    A Transnational School Community Shaped by Mass Mourning? The Twinning between Elliott Central School in London and the École J. B. Say in Paris (1913-1930)

Actualités de la recherche internationale

  • Lyse Roy et Cédric Champagne
    Note de recherche. Les 50 ans d’histoire de de l’Université du Québec à Montréal et la constitution des archives orales
    Research Note. Fifty years in the History of the Université du Québec à Montréal and the Establishment of Oral Archives
  • Michel Christian
    Compte rendu de colloque. « Les jardins d’enfants, XIXe-XXe siècles », 20-21 mars 2025, Paris, Collège Sévigné
    Kindergartens in France (19th-20th century)

Comptes rendus et notes critiques

 

Parution – Jean-Yves Julliard, “Les villages éducateurs. Communautés de montagne et écoles dans les Alpes au XIXe siècle”, PUG et Société savoisienne d’histoire et d’archéologie, 2025

Entre 1815 et 1860, en Savoie alors rattachée au royaume de Piémont‐Sardaigne, les communautés de montagne prennent l’initiative de créer des écoles, notamment dans les hameaux. Le village est à la fois la source du financement de l’école, le lieu de sa matérialité, le plus souvent l’espace de recrutement du maître et de la maîtresse, l’organisateur du temps scolaire et de l’enseignement dispensé. Les écoles, pour la plupart temporaires, sont adaptées aux contraintes saisonnières de l’économie agropastorale. Ouvertes en hiver, ces classes uniques permettent d’assurer une instruction élémentaire adaptée aux activités socio‐économiques des territoires, articulées autour de la pluriactivité et des migrations. Après l’annexion à la France en 1860, l’administration française, confrontée à la vitalité de ce tissu scolaire local, doit s’adapter plutôt que d’imposer un modèle centralisé.

Ce livre met en lumière une histoire méconnue de l’éducation rurale en montagne. Il montre comment les sociétés alpines ont très tôt compris l’enjeu des savoirs élémentaires pour faire face aux mutations économiques et sociales du XIXe siècle. Un éclairage inédit sur la manière dont les sociétés alpines ont investi dans l’éducation et inventé, bien avant l’heure, une école de proximité.

Plus d’information sur le site de l’éditeur.

 

 

Parution – Damiano Matasci (dir.), “Perspectives internationales et transnationales sur l’histoire de l’éducation”, n° 163, Histoire de l’éducation, 2025

En ligne : https://doi.org/10.4000/1489l

Ce dossier réunit des contributions qui proposent des perspectives internationales et transnationales sur l’histoire de l’éducation à l’époque contemporaine. Couvrant une variété de thèmes, de pays et de périodes, elles offrent l’opportunité de discuter de deux évolutions historiographiques majeures qui ont marqué la discipline au cours de ces dernières années. Tout d’abord, l’internationalisation de la recherche, à travers plusieurs articles qui s’intéressent à des trajectoires éducatives dans des contextes autres que la France, notamment en Europe et dans le monde colonial. Ensuite, le dossier illustre la variété des terrains et des problématiques que le « tournant transnational » des études historiques a ouvert à l’exploration. Des enjeux tels que la place de l’État-nation, l’importance du « prisme circulatoire » et, enfin, la manière de penser et de pratiquer l’international sont notamment au cœur de la réflexion, permettant ainsi d’inscrire l’histoire de l’éducation de la France dans un espace relationnel plus large qui transcende ses propres frontières.

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Parution – Emmanuelle Fantin et Julien Tassel (dir.), “Quand l’enfance rencontre l’histoire. Imaginaires, représentations et savoirs”, PURH, 2025

Qu’apprend-on de l’histoire en jouant aux Playmobil ou en découvrant au goûter les vignettes du chocolat Poulain ? Jusqu’où la littérature jeunesse peut-elle dire les violences de l’histoire ? Des jeux de société aux châteaux forts, en passant par la lanterne magique, l’objectif de cet ouvrage collectif est d’examiner l’histoire transmise aux enfants en dehors de l’école, à travers les jeux, les divertissements, les livres. Les auteurs explorent la diversité des ingénieries du passé à destination des enfants sondant aussi bien des dimensions matérielles de ces productions culturelles, que de leurs dimensions idéologiques, économiques et symboliques.

Plus d’informations : https://www.purh-ed.fr/book/?gcoi=28777100811900#

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Parution – Ivan Jablonka (dir.), “L’apprentissage du masculin”, n° 162, Histoire de l’éducation, 2024

https://doi.org/10.4000/1388a / https://journals.openedition.org/histoire-education/10004

Sous la direction de Ivan Jablonka

Outil essentiel en sciences sociales, le genre peut être croisé avec la génération au sens démographique. Car l’âge est toujours sexué : les périodes de la vie sont différentes selon qu’elles se déroulent à l’ombre du féminin ou du masculin. Ce numéro spécial est consacré à la « garçonnité », c’est-à-dire à l’apprentissage du masculin au cours de l’enfance. Qu’ils aient grandi dans la Rome antique, les cités grecques, les villes du Moyen Âge, l’espace germanique à l’époque moderne ou la France de la Troisième République, des millions de garçons ont été éduqués et socialisés dans les codes de la masculinité, qu’ils ont acquis – ou pas.

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Colloque – Les jardins d’enfants (XIXe-XXIe siècles), Collège Sévigné (Paris), 20-21 mars 2025

Le Collège Sévigné, dans le cadre de son partenariat de recherche avec le laboratoire TEMPORA de l’université Rennes 2, a la joie de vous annoncer la tenue d’un colloque dédié aux jardins d’enfants (XIXe-XXIe siècles) les 20 & 21 mars 2025.

Il abordera les jardins d’enfants sur le temps long d’un point de vue de son histoire matérielle et architecturale, de ses acteurs et actrices du quotidien, d’un point de vue français et international mais également à travers le regard d’autres professions voisines.

Le colloque sera accompagné d’une exposition centrée sur le jardin d’enfants du Collège Sévigné accompagné de points de comparaison et de repères temporels.

Emploi scientifique – Contrat doctoral fléché “enfance et jeunesse en Amérique latine”

Il s’agit d’un contrat doctoral financé par l’Université d’Angers et l’Université d’Evora sur la thématique suivante (sujet à définir plus précisément par les candidat.e.s) :

« L’enfance et la jeunesse en Amérique latine (XIXe – XXIe siècles) (histoire et sciences sociales) »

Voici le lien pour candidater (avant le 15 novembre) : https://theses.doctorat-bretagneloire.fr/stt/copy_of_campagne-2024

AàC – Colloque international “Les familles et le changement historique. Dynamiques relationelles et transformations sociales. Une perspective globale (XIIIe-XXe siècles)”, Facultad de Humanidades de Albacete, UCLM, 7-9 mai 2025

https://eventos.uclm.es/118494/detail/congreso-internacional-familias-y-cambio-historico-dinamicas-relacionales-y-transformaciones-social.html

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Journée d’étude – Mathématiques, enseignement et recherche dans le Nord et le Pas-de-Calais (XIXe -XXe siècles), Université d’Artois, 7-8 novembre 2024

Salle des thèses, Faculté Jean Perrin (Plan : https://www.univ-artois.fr/luniversite/venir-luniversite/site-universitaire-de-lens)

Argument. L’objectif de ce colloque est l’exploitation d’archives locales diversifiées pour répondre à des questions concernant la place des mathématiques – enseignement et recherche – dans le Nord et le Pas-de-Calais, et leur articulation avec la société, l’économie et l’industrie, aux XIXe et XXe siècles.

Ce colloque s’inscrit dans une historiographie récente qui discute la place et le rôle des mathématiques à une échelle locale, voire très locale – on pense à l’ouvrage Mathématiques et mathématiciens à Metz paru en 2018 sous la direction d’Olivier Bruneau et de Laurent Rollet ; on pense aussi aux travaux récents de Renaud d’Enfert et Virginie Fonteneau sur l’offre locale d’enseignement. Les récits globalisants, explicatifs des phénomènes de production et diffusion des mathématiques, bien que stimulants et dessinant des schémas généraux, ont tendance à masquer les singularités et les irrégularités de l’histoire ; ils échouent aussi dès qu’il s’agit d’ouvrir la boite noire des processus de fabrication et de circulation des mathématiques, souvent invisibles avec une focale trop grande.

À l’aide d’études de cas ayant pour cible des entreprises, des écoles normales, des institutions d’enseignement supérieur, des laboratoires, etc., ce colloque cherche à contribuer à l’historiographie des pôles mathématiques de province, tout en affinant une méthodologie propre à l’étude des sources locales. De fait, dans le Nord et le Pas de Calais, nombreuses et diverses sont les situations où les mathématiques croisent les histoires des institutions et des groupes sociaux.

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Journée d’étude – Enjeux de société : penser l’histoire de l’enfance et de la jeunesse – 100e anniversaire de la Déclaration des droits de l’enfant, Université de Genève, 6-7 novembre 2024

À la suite du premier conflit mondial et sur une inspiration de la britannique Eglantyne Jebb, l’Union internationale de Secours aux Enfants, basée à Genève, rédige une Déclaration des droits de l’enfant. Ce texte synthétique de cinq principes, qui formalise les besoins fondamentaux des enfants et les devoirs des adultes, est ensuite adopté en septembre 1924 par la Société des Nations. Cet « instant 1924 » est considéré aujourd’hui comme l’acte de naissance des droits de l’enfant, un paradigme qui sera ultérieurement retravaillé et mis à jour en 1959, sous une forme déclarative, puis en 1989, avec la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

En réalité la déclaration de 1924, pour cruciale qu’elle ait pu être dans la légitimation de ce nouveau paradigme, n’est nullement à l’origine des politiques de l’enfance et de la jeunesse. Celles-ci se sont élaborées déjà au fil du 19e siècle dans une diversité de territoires nationaux, permettant l’émergence puis la convergence des dispositifs en matière de protection, d’éducation, d’instruction et plus généralement de prise en charge des jeunes classes d’âge, au nom de leur spécificité ou de leur intérêt supérieur. Depuis les travaux pionniers de Philippe Ariès, l’approche historienne a permis d’éclairer de larges pans de ces politiques et de leurs métamorphoses successives.

On peut néanmoins se demander dans quelle mesure ce concept de droits de l’enfant, qui s’est imposé comme la référence de nos dispositifs de prise en charge depuis les années 1990, a permis l’émergence de questionnements inédits, ou a contribué à regarder autrement des phénomènes qu’on croyait bien connus.

Nos façons d’interroger, de problématiser et d’écrire l’histoire des enfants et des jeunes ont-elles été influencées par la sensibilité croissante de notre époque à l’égard des enfants en tant qu’acteur·ice·s potentiel·le·s de l’histoire ? Posons-nous un regard neuf sur ces politiques et sur ces enfants et si oui sur quels aspects développe-t-on aujourd’hui de nouvelles approches ou interprétations ? Si la prise en considération des enfants comme acteur·ice·s sociaux·ales permet d’espérer une recherche historienne plus clairement centrée sur leurs expériences et leur capacité d’agir, une telle latitude leur a-t-elle vraiment été conférée au cours de ce « siècle de l’enfant » que fut le 20e siècle?

À l’heure où on célébre le centenaire de la Déclaration de Genève, il paraît opportun de donner à voir des chantiers nouveaux de cette histoire de l’enfance et de la jeunesse. C’est l’objectif de cette journée d’étude : réunir chercheur.euse.s qui, par le caractère novateur de leurs approches ou travaux, sont en mesure d’alimenter nos connaissances en interrogeant les marges et angles morts de cette histoire.

Programme détaillé des interventions et descriptif : https://www.unige.ch/fapse/actualites/une/enjeux-de-societe-penser-lhistoire-de-lenfance-et-de-la-jeunesse/

Renseignements : Joelle.droux [at] unige.ch et Marie-Luce.Desgrandchamps [at] unige.ch

Parution – Sylvie Moret Petrini (dir.), “Se soustraire à l’empire des grands. Enfance, jeunesse et agentivité (1500-1850)”, n°161, Histoire de l’éducation, 2024

https://doi.org/10.4000/11wtv

Au cœur de la redécouverte d’individus privés de visibilité, le concept d’agentivité (agency) n’a encore été que rarement appliqué aux enfants et jeunes gens de l’époque moderne. Pourtant son potentiel herméneutique apparaît évident. De l’enfance à l’âge adulte, les individus sont engagés dans un processus de construction d’eux-mêmes dans lequel ils cherchent à affirmer leur individualité face aux adultes et au monde. En ouvrant la réflexion sur l’expérience enfantine et les pouvoirs d’action de la jeunesse (entre adaptation et résistance) en France et dans les pays voisins (Suisse, Allemagne), et ce sur un temps long (XVIe-milieu du XIXe siècle), et en travaillant sur un large panel de sources – des textes classiques de l’histoire de l’éducation aux écrits personnels de jeunesse – ce dossier entend mettre en lumière la façon dont les enfants ont agi au sein des structures sociales. Ce faisant, il s’attache à révéler enfants et jeunes gens comme des acteurs et actrices historiques à part entière.

Sous la direction de Sylvie Moret Petrini

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Parution – Jean Le Bihan, “Bourses et boursiers de l’enseignement secondaire en France”, PUF, 2024

https://www.puf.com/bourses-et-boursiers-de-lenseignement-secondaire-en-france

Du lycéen boursier d’autrefois on se fait souvent une idée simple : celle d’un jeune homme d’origine modeste et accumulant les succès scolaires, qui, grâce à sa bourse, est parvenu à s’élever au sein de la société, qui, parfois, même, est devenu un intellectuel de renom, à l’instar de Péguy, de Pagnol ou de Camus. Sécrétée par l’idéologie mérito­cratique de la Troisième République, cette représentation n’est certes pas sans fondement. Mais elle est très réductrice dans la mesure où de telles trajectoires ne sont le fait que d’une poignée de boursiers particulièrement brillants.

Ce livre étudie, au contraire, la masse des boursiers anonymes qui ont peuplé les lycées de l’Hexagone entre le Consulat et la Grande Guerre. Combien étaient-ils ? Comment étaient-ils recrutés ? Étaient-ils de bons élèves ? Que sont-ils devenus après leur sortie du lycée ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cette vaste enquête s’efforce de répondre en s’appuyant sur des sources aussi nombreuses que variées. Au carrefour de l’histoire de l’École et de l’histoire de la mobilité sociale, elle propose d’aller au-delà du mythe républicain et de découvrir la véritable histoire des boursiers.

Soutenance – Maud Delebarre, « L’enseignement libre pour jeunes filles à Paris durant l’essor républicain : entre continuité et innovation (1880-1939) », Université Paris-Cité, 2023

Maud Delebarre a soutenu sa thèse pour le doctorat en sciences de l’éducation, le jeudi 14 décembre 2023 à la Sorbonne.

L’enseignement libre pour jeunes filles à Paris durant l’essor républicain : entre continuité et innovation (1880-1939)

Jury

  • Carole CHRISTEN-LÉCUYER, professeure des universités, Université du Havre, rapporteure
  • Jean-François CONDETTE, professeur des universités, Université de Lille, examinateur
  • Jérôme KROP, professeur des universités, Université de Nantes, examinateur
  • Rebecca ROGERS, professeure des universités, Université Paris Cité, directrice
  • Marianne THIVEND, maîtresse de conférences-HDR, Université Lyon 2, examinatrice
  • Yves VERNEUIL, professeur des universités, Université Lyon 2, rapporteur

Cette thèse interroge la capacité d’innovation de l’enseignement secondaire libre du point de vue de l’éducation féminine. À l’échelle du territoire parisien, il s’agit d’envisager à la fois les formes de concurrences et de complémentarités qui se jouent entre l’enseignement public et libre afin de mieux comprendre l’évolution des possibilités d’éducation offertes aux jeunes filles entre 1880 et 1939. Choisir d’étudier ces six décennies permet d’analyser les répercussions de différents évènements majeurs dans l’histoire de l’éducation féminine tels que la création des collèges et lycées de jeunes filles à partir de 1880, l’application des lois anti-congréganistes de 1901-1904, la conquête du baccalauréat durant les premières décennies du XXe siècle, la diversification des possibilités de formation durant l’entre-deux-guerres, et enfin la crise des années 1930 qui réaffirme la place des femmes dans la sphère privée. En s’intéressant au profil des familles et des élèves qui choisissent et fréquentent l’enseignement libre, aux femmes à la tête des institutions, mais aussi au personnel académique chargé de les contrôler et de les surveiller, cette thèse met en lumière le rôle de différents acteurs et actrices qui participent, de diverses manières, à la transformation de cette forme d’enseignement largement méconnue. Par une approche intersectionnelle visant à croiser le genre, la classe sociale et la religion, ce travail questionne plus largement ce qui se joue dans l’accès des femmes au savoir. Apporter une vue d’ensemble sur l’enseignement privé et public à destination des jeunes filles est une démarche inédite qui permet de combler un vide historiographique et qui, en sortant d’une histoire institutionnelle, permet de saisir davantage les transformations d’un modèle éducatif.

AàC – “Manger à la cantine de la fin du XVIIIe au début du XXIe siècle. de l’école à l’Université”, Abbaye-école de Sorèze (Tarn)octobre 2024

« Je préfère manger à la cantine, avec les copains et les copines… », ainsi dans les années 1970, la chanson de Carlos tâchait joyeusement de contrebalancer une idée répandue depuis que la restauration scolaire existe : à la cantine, on mange mal. Les saveurs des plats détestés sont restées en bouche, la discipline stricte en mémoire ou le bruit épouvantable dans les oreilles, bref… de la maternelle à l’université, la restauration est un lieu collectif dont chacun a gardé le souvenir.

Depuis la première cantine scolaire maternelle dite « salle d’asile et d’hospitalité » ouverte par la mairie de Lannion (Côtes-du-Nord) en 1844, ces lieux de restauration collective n’ont cessé de se multiplier suivant un rythme assez lent. Près de vingt années plus tard, en 1863, seules 14% (464) des maternelles distribuent des aliments chauds aux enfants. Les initiatives locales finissent par intéresser Victor Duruy, ministre de l’Instruction publique qui, en 1869, envoie une circulaire aux préfets afin de les encourager à agir. Toutefois, l’État reste à l’écart jusqu’en 1975 où une circulaire crée des commissions départementales. En effet, les cantines sont d’abord des institutions municipales, fruit d’initiatives privées et bien souvent bénévoles. La situation est toute différente dans les lycées et collèges où les internats sont omniprésents, les élèves étant logés et nourris et ce, depuis la création de ces institutions. Quant aux étudiants, le garni offre le logement et bien souvent la nourriture jusqu’au début du XXe siècle où les possibilités de restauration apparaissent sous la pression des organisations étudiantes. Cantine, self, restaurant universitaire : autant de mots qui se rattachent à l’alimentation.

Cela dit, malgré des recherches stimulantes sur la scolarité, force est de constater que les cantines sont laissées de côté, semblant relever de champs différents. Or, « l’alimentation émarge aussi à l’histoire de l’école » rappelle Didier Nourrisson[1]. Paradoxalement, ce ne sont pas les archives qui manquent ! Les dépôts d’archives, qu’ils soient départementaux, municipaux ou universitaires offrent de très belles sources pour suivre les assiettes des enfants et des jeunes scolarisés sur le temps long. Ce colloque couvrant la période du XVIIIe siècle à nos jours se propose de placer la cantine, le self, le restaurant universitaire au centre des recherches et s’intéresse aux pays francophones.

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Parution – Nathalie Dahn-Singh, “Le pupitre et le scrutin. L’éducation du peuple à la citoyenneté dans les cantons de Vaud et de Fribourg (1815-1860)”, Alphil, 2024

Le livre est disponible en Open Access via le site de l’éditeur :

https://www.alphil.com/livres/1342-1607-le-pupitre-et-le-scrutin-.html#/1-format-livre_papier

Le 1er novembre 1825, les autorités vaudoises lancent un concours pour la composition d’un livre d’éducation civique. Six ans avant le suffrage universel masculin dans le canton, l’ouvrage est supposé éduquer les Vaudois sur l’histoire suisse, « sur les devoirs dont l’observation doit caractériser un bon citoyen ; sur les principes qui doivent le diriger dans l’exercice de ses droits politiques », et « le devoir des électeurs d’aller voter dans toutes les circonstances ». Si ce concours demeurera lettre morte, en parallèle se développe un véritable marché éditorial de la citoyenneté, fait de manuels et de collections à l’attention des classes défavorisées.

En prenant comme exemples les cantons de Vaud et de Fribourg, cet ouvrage analyse les discours, les représentations et les pratiques liées à l’éducation du peuple à la citoyenneté durant la première partie du XIXe siècle, une période où le suffrage universel masculin s’impose peu à peu dans l’ensemble de la Suisse. Alors que s’affrontent diverses visions de la souveraineté populaire et de la fonction sociale de l’école, l’éducation à la citoyenneté fait partie intégrante d’un projet d’acculturation aux nouveaux systèmes politiques postrévolutionnaires qui intègre l’ensemble des citoyens, y compris les femmes. À la croisée de plusieurs domaines historiographiques, l’autrice propose ainsi une enquête sur les significations de la citoyenneté au XIXe siècle.

Parution – Marianne Thivend, “Ces femmes qui comptent. Le genre de l’enseignement commercial en France au XIXe siècle”, PUL, 2024

Les femmes ont toujours travaillé. Ainsi au XIXe siècle, elles sont présentes partout dans la sphère commerciale. Elles gèrent des manufactures, tiennent les comptes et s’occupent de la clientèle d’ateliers, de commerces de gros ou de détail. Elles sont épouses de, filles de ou veuves, mais aussi indépendantes et employées. Partenaires de l’économie familiale puis salariées, ces femmes qui comptent ont-elles été formées ? Par qui, de quelles façons, dans quels cadres et avec quels outils ?

Pour répondre à ces questions, Marianne Thivend suit les itinéraires de deux figures pionnières de l’enseignement commercial, Élise Luquin à Lyon et Marguerite Malmanche à Paris, et nous fait entrer dans l’univers des écoles et des cours du soir pour les filles et les femmes qu’elles ont contribué à développer à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec cet ouvrage à la rencontre de l’histoire du genre, de l’histoire de l’éducation et de l’histoire du travail des femmes, elle démontre que l’enseignement professionnel a permis à ces dernières de s’adapter aux mutations des marchés du travail et de développer leur capacité économique.

https://pul.univ-lyon2.fr/product/show/9782729714390/ces-femmes-qui-comptent